| L'acier moderne | ||
| L'architecture standardisée | |
| La tôle se plie | |
| Architecture moderne | |
| Structures spatiales |
| L'architecture standardisée |
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La préoccupation de la préfabrication en architecture est largement née avec l'acier, au 19ème siècle. Elle est rendue possible par la standardisation, c'est-à-dire par la fabrication en série d'éléments métalliques (colonnes en fonte, profilés laminés, etc.). Le Crystal Palace marque cette mutation, puisqu'il sera la première manifestation importante de standardisation, passant de la construction artisanale à la construction industrielle. La standardisation a permis un abaissement des coûts de réalisation ainsi qu'une rapidité d'exécution (6 mois). Tous les éléments composant l'ouvrage sont fabriqués en atelier, avec peu d'éléments différents, et sont ensuite montés sur chantier. |
| La tôle se plie |
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Dans les années 20-30, le constructeur nancéen Jean Prouvé va proposer une nouvelle manière d'employer le matériau. Il façonne des tôles d'acier extrêmement légères : il plie, cintre, découpe, soude, etc. Il proposera dès 1924 des prototypes de mobilier (fauteuil réglable, chaises pliantes, etc.). L'armature est un corps creux, de section variable qui révèle la multiplicité des efforts : le profil est plus épais aux endroits où il y a tension et s'amincit dans les parties moins sollicitées. Ce principe sera repris plus tard dans les éléments de structure qu'il va mettre au point. |
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la maison à portique La structure est réalisée par débit et pliage de tôles d'acier en 4 m de longueur. Le portique est en forme de V renversé et supporte la poutre maîtresse. Des poutres de rive sont associées à la poutre centrale et constituent les supports de toiture. Le montage est effectué soit au sol, sur des dés, soit sur des pilotis. Les assemblages se limitent à des emboîtements et à des boulonnages de sécurité. |
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Un autre système constructif mis au point est celui de la béquille en tôle pliée. Le système le plus élaboré sera celui de la béquille unique. L'un des projets les plus significatifs de ce système sera la buvette d'Évian, construite en 1956. Le système est en équilibre, réalisé par une triangulation entre les béquilles dissymétriques reposant sur des articulations et les tirants de façade. La courbe de la toiture inversée est réalisée en panneaux multiplis de bois. |
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Jean Prouvé propose également des sheds, éléments de toiture monoblocs en métal, destinés à la couverture des usines. Il adapte ensuite le système et l'utilise comme coque autoportante dans l'habitation Un prototype d'habitation est réalisé à l'occasion du salon des arts ménagers en 1951, dans lequel il utilise ces éléments coques comme éléments porteurs. Le projet n'a pas eu de suite parce que jugé "trop moderne". Néanmoins, il associera ce système de coque au système structurel de béquille unique comme élément de couverture et utilise ce système dans la construction "d'écoles standard". |
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Maison du Peuple à Clichy En 1938, Jean Prouvé réalise avec les architectes Beaudouin et Lods la Maison du Peuple à Clichy. La structure en acier est apparente à l'intérieur comme à l'extérieur. L'idée forte de ce projet est la flexibilité, pour répondre à un programme complexe où cohabitent dans le même espace, une salle de spectacle transformable par cloisons mobiles, un marché en plein air et trois étages de bureaux. |
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| Architecture moderne |
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Durant la première moitié du 20ème siècle, l'emploi de l'acier connaît une baisse du fait de l'expansion du béton armé. Il n'est plus le maître mais plutôt un accompagnateur. L'un des projets les plus significatifs au début du siècle sont les usines Fagus construites en 1911 en Allemagne par Walter Gropius. La structure est en béton avec des piliers en retrait des façades. Celles-ci sont des parois faites en verre et en acier, apportant d'une part un meilleur éclairage et donnant au mur l'aspect d'écran d'autre part. |
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Le Corbusier construit la maison Clarté à Genève en 1930 et la maison de l'Homme à Zurich, réalisée après sa mort, en 1967. Cette dernière est édifiée à partir d'éléments préfabriqués en acier. Le toit en acier est composé de deux éléments identiques, en forme d'entonnoir, soudés l'un à l'autre : l'un présenté en plan concave et l'autre en plan convexe. Chaque partie du toit est montée sur chantier à partir des pièces détachées. Quatre piliers carrés en acier de grande section soutiennent le toit alors que des piliers plus minces tiennent les petits côtés en équilibre. Le plan intérieur est ainsi totalement libre. |
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Aux États-Unis, l'acier reste le matériau privilégié de la construction d'immeubles commerciaux, d'habitations, etc. Il est le matériau qui se prête le mieux aux systèmes de préfabrication et d'usinage. Les progrès de la soudure permettent d'obtenir des structures d'acier continues au niveau des liaisons, comme c'est le cas dans le béton armé. |
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L'une des constructions les plus significatives est la Farnsworth House construite par Mies Van der Rohe en 1950, dans l'Illinois. Les plans du plancher et de la toiture sont structurés avec des poutres métalliques en I, franchissant une portée de 9 m, portées par des profils en U en périphérie, qui eux-mêmes sont supportés par des poteaux en I, espacés de 6.70m. Les parois sont remplacées par des plaques de verre. Le volume se réduit au profil et la barrière optique entre intérieur et extérieur est supprimée. |
| Structures spatiales |
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Le rêve de la légèreté va animer nombre de recherches sur les structures en acier. La recherche d'un système ayant pour base la triangulation dans les structures a ses origines à la fin du 19ème siècle, avec une étude théorique de A.Foppl en 1892 (la structure réticulée dans l'espace). Mais c'est avec Robert le Ricolais qu'apparaissent les premiers essais de systèmes réticulés à trois dimensions (1941). Les structures spatiales réticulées apparaissent comme un nouveau langage architectural permettant avec des éléments standard d'imaginer une infinité de combinaisons. Il travaille sur des dispositifs structurels construits à l'aide de câbles et de tubes. Le noeud, vers lequel convergent les efforts, constitue l'élément clé des structures spatiales. Il met en uvre ce système dans le hangar de Clairvivre en Dordogne (1958). |
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Robert le Ricolais s'inscrit dans le même courant de recherche que l'ingénieur américain BuckMinster Fuller, qui développe l'idée que les structures légères en bois, en bambou ou en acier, lorsqu'elles sont utilisées de façon rationnelle, peuvent résoudre des problèmes de couverture, d'abri et d'environnement. |
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Au début des années 60, Jean Prouvé conçoit deux systèmes constructifs qui peuvent être complémentaires: |
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L'ingénieur Stéphane du Chateau Chateau met au point plusieurs brevets de structures spatiales tri directionnelles, obtenues par soudure de noeuds et de tubes, en simple nappe de coupoles et voûtes ou en double nappe de structures tridimensionnelles de grande portée . Ces nappes sont composées de profils reliés par des noeuds réalisés par soudage et par insertion des éléments dans des éléments de jonction préfabriqués. Elles sont à base de pyramides préfabriquées ("système pyramitec") ou à base de poutres croisées préfabriquées ("système tridimatec"), etc. Dans le hall de la foire des expositions de Nancy, conçu par les architectes Kruger et Pierron en 1962-63, Stéphane du Chateau utilise le système Pyramitec avec un parallélépipède carré de 45 m de côté et de 2 m de haut.. |
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