Abaque

(n.m.) (lat. abacus, du grec abax : Table à calcul). Graphique permettant de trouver, sans avoir à effectuer un calcul, une valeur numérique résultant de plusieurs données.

Abattant

(n.m.) Châssis de fenêtre ou volet basculant sur un axe horizontal.

Abattre

(v. tr.) 1. Supprimer une partie saillante d'un ouvrage. 2.Remplacer une arête vive par un pan coupé ou chanfrein, sur un ouvrage de bois ou de pierre. 3.Démolir un mur, une cloison, etc. -Angle abattu : angle dont l'arête a été chanfreinée.

Abergement

(n.m.) Réalisation et résultat d'un raccordement d'étanchéité à la périphérie d'une souche de cheminée, au droit de sa jonction avec la couverture.

About

(n.m.) 1. Extrémité façonnée d'une pièce de bois. 2. Face extrême d'un tenon, d'une mortaise ou d'un embrèvement travaillant en butée dans un assemblage oblique.

Aboutage

(n.m.) Action d'abouter. En lamellé-collé, l'aboutage des lamelles est réalisé par des entures multiples. Syn. Aboutement.

Abouter

(v.tr.) Mettre deux pièces de bois bout à bout en les réunissant par un assemblage. Les aboutés, ou bois aboutés, désignent de façon générale les demi-produits tels que tasseaux, lattes, lambris, profilés, moulures, etc. constitués d'éléments collés bout à bout par des liaisons d'allongement (entures) en dents de scie, avant leur usinage ou leur moulurage.

Accoinçon

(n.m.) Voir Coyau*.

Accolé

(adj.) À la fois juxtaposé et solidarisé.

Accolement

(n.m.) Assemblage d'éléments établis côte à côte, se consolidant mutuellement : par ex., deux poutres boulonnées côte à côte. État de ce qui est accolé.

Acrotère

(n.f.) Trois sens distincts, selon l'époque. 1. Antiquité : chacun des socles situés au-dessus de la corniche d'un fronton, au faîte et aux extrémités des rampants ; ces socles servaient de support à des ornements en amortissement tels que statues ou vases, dits en acrotère. 2.ARCHIT. CLASSIQUE: dans une balustrade, chacun des murets en maçonnerie pleine disposés de place en place. Syn.: dé, dosseret. 3.ARCHIT. MODERNE : élément d'une façade situé au-dessus du niveau de la toiture ou de la terrasse, à la périphérie du bâtiment, et constituant des rebords ou garde-corps, pleins ou à claire-voie. Syn. : attique.

Adent

(n.m.) En charpente, mode d'assemblage de deux pièces de bois accolées, à dents et entailles triangulaires formant tenons et mortaises.

Affleurer

(v.tr.) 1. Mettre dans un même plan (au rabot, au racloir etc.) les faces de diverses pièces constituant un assemblage. 2. Être dans le même plan qu'une surface voisine.

Affourchement

(n.m.) Assembler par rainure et languette ou par tenon et mortaise les extrémités des lames d'un panneau ou d'un parquet dans une emboîture.

Affûtage

(n.m.) Action d'aiguiser des outils. V. Corroyage. L'affûtage a pour but : a) mettre en état l'arête de coupe de l'outil ; b) assurer l'équilibrage de l'outil ; c) placer toutes les dents à égale distance du centre de l'outil afin que chacune d'elle soit à même de travailler (pour les scies).

Aggloméré

(n.m.) Matériau constitué de fibres ou de particules de bois pressées et collées. Voir Panneau de particules.

Agrafe

(n.f.) Organes d'assemblage qui peut dans certains cas, remplacer une pointe.

Aile

(n.f.) 1. Élément d'un édifice formant un angle avec le corps principal du bâtiment. 2. Partie d'un profil métallique ou en bois perpendiculaire à l'âme. 3. Parfois employé pour désigner la jouée d'une lucarne.

Ais

(n.f.) Planche longue de bois avivé ordinaire d'environ 4cm d'épaisseur, dont ont faisait autrefois, des cloisons enduites de plâtre sur les deux faces. 2. Panneau mobile qui double un châssis de baie.

Aissante

ou Essente (n.f.) Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Aisseau

(n.m.) Voir Bardeau.

Aisselier

(n.m.) Élément, droit ou courbe, tel que lien, fiche ou contrefiche assurant la rigidité d'un angle formé par deux pièces de bois.

Alaise

(n.f.) 1. Planche étroite assemblée contre une autre planche pour en augmenter la largeur. 2. Rive ou cadre en bois dur servant à protéger un panneau de bois tendre ou de particules.

Alèse

(n.f.) V. Alaise.

Alignement

(n.m.) 1. Situation de divers objets dans un même plan ou sur une même ligne droite. 2. Alignement d'une coupe : tracé du plan d'intersection d'un élément de charpente avec un autre, sur chacune des faces de cet élément. 3. Coupe d'alignement, V. Coupe.

Allège

(n.f.) Élément mural situé entre le niveau d'un plancher et l'appui d'une baie ; l'allège a la même largeur que la baie, ou la largeur de plusieurs baies juxtaposées, séparées par des meneaux. Autrefois, l'allège était moins épaisse que le mur. Hauteur des allèges de baies : le Code de la Construction stipule que les fenêtres autres que celles ouvrant sur des balcons, terrasses ou galeries et dont les parties basses se trouvent à moins de 0,90 m du plancher doivent, si elles sont au-dessus du rez-de-chaussée, être pourvues d'une barre d'appui et d'un élément de protection s'élevant au moins jusqu'à un mètre du plancher fini (V. Garde-corps).

Allégir

(v. tr.) Diminuer en tous sens l'épaisseur d'une pièce de bois ou de métal.

Âme

(n.f.) 1. renfort de bois placé entre deux moises, quand l'une de ces moises ou les deux comporte un joint. 2. Âme d'une poutre : portion médiane d'une partie pleine ou évidée opposée aux membrures extrêmes. L'âme d'un panneau de contreplaqué est le feuillet central de part et d'autre duquel sont disposés les plis de façon symétrique. Âme panneautée : placage épais ou assemblage de planches ; Âme lattée si ce sont des lattes ou Âme lamellée pour des lamelles.

Ancelle

(n.f.) Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Ancrage

(n.m.) Ouvrage de stabilisation, destiné à empêcher deux parties ou éléments de se désolidariser, de s'écarter l'un de l'autre (murs parallèles, about de solive et mur porteur, etc). Solidarisation d'un élément avec un ouvrage fixe ou une maçonnerie qui est en mesure de résister aux efforts de traction de l'élément ancré. L'ancrage dans une maçonnerie se fait par une pièce métallique dont la forme (queue de carpe, crochet, crosse, etc.) rend impossible l'arrachement de la pièce ancrée (tirant, ferrure de poutre, câble…). — Massif d'ancrage : massif en béton dans lequel sont ancrés des tirants, ou les câbles d'une structure haubanée.

Anhydre

(adj.) Qui ne contient pas d'eau. V. Bois anhydre.

Anisotrope

(adj.) Dont le comportement est différent selon la direction.

Anneau

(n.m.) Couronne métallique utilisée dans certains assemblages pour répartir les efforts. "Les anneaux d'assemblage sont encastrés dans les pièces à assembler, concentriquement aux boulons, et transmettent les efforts par pression sur les bords du logement".

Antébois

(n.m.) Baguette de bois fixée sur le parquet, le long du mur, pour empêcher le frottement des meubles contre celui-ci. V. Antibois, Plinthe.

Antibleu

(n.m.) Produit de traitement du bois (surtout le bois de Pins) contre l'apparition du bleuissement inesthétique.

Anticryptogamique

(adj. & n.m.) Qualifie tout produit dont l'action détruit ou empêche la prolifération des micro-végétaux (algues, lichens, moisissures et champignons parasites) en particulier sur les toitures et sur les murs. Syn. Algicide, antifungique, antimousse, fongicide, myocide.

Antifungique ou Antifongique

(adj.) V. Fongicide.

Antisismique

(adj.) Terme utilisé à tort pour qualifier les ouvrages dont la conception tient compte des risques éventuels de secousses sismiques ; le terme à utiliser est parasismique. V. ce mot.

Aplomb

(n.m.) On dit qu'une pièce de bois est d'aplomb lorsque son axe suit la direction du fil à plomb. Une surface est à l'aplomb d'une autre lorsqu'elles sont toutes deux dans un même plan vertical.

Appareiller

(v.tr.) En charpente, choisir les pièces de bois, tracer et repérer leurs assemblages.

Appentis

(n.m.) 1. Petite construction adossée à un bâtiment plus grand et dont la toiture a une seule pente. 2. Comble en appentis : comble n'ayant qu'un seul versant.

Appui

(n.m.) 1.Élément d'une construction qui supporte des charges importantes, ou vers lequel on reporte les charges des couvrements ou des planchers ; Une colonne, un poteau, un pilier, un mur porteur, etc. sont des appuis. 2. Ouvrage de maçonnerie, de menuiserie ou de serrurerie sur lequel on peut s'accouder. Appui de baie : partie inférieure d'une baie, sur laquelle repose la croisée ou le bloc-baie. L'appui désigne, en maçonnerie, la tablette de couronnement d'une allège, en légère pente pour l'écoulement des eaux vers l'extérieur ; l'arrière de cette tablette est relevé pour former le rejingot, ressaut concave sur lequel repose la traverse dormante, ou pièce d'appui, de la croisée de la baie. Appui rampant : balustrade, parapet ou muret en pente, accompagnant un escalier. Mur d'appui : mur en maçonnerie pleine, formant garde-fou, avec un couronnement à hauteur d'appui. Pièce d'appui : traverse inférieure du bâti dormant d'une croisée.

Arase

(n.f.) Face supérieure d'un mur : "Parfois le charpentier indique au maçon la hauteur de l'arase des murs afin que la base de la charpente puisse être bien conçue ".

Arasement

(n.m.) Face d'un assemblage, généralement perpendiculaire à l'axe d'un tenon et formant épaulement à la naissance de celui-ci. Au sens large, action de raccourcir une pièce de bois pour lui donner la longueur exacte qui convient.

Arbalétrier

(n.m.) Poutre inclinée portant un des versants du toit. Dans une ferme, il est assemblé à la base dans l'entrait, au sommet dans le poinçon et supporte les pannes. Un arbalétrier est dit volant lorsqu'il est disposé entre deux murs d'inégale hauteur est qu'il ne fait pas partie d'une ferme.

Arc

(n.m.) Élément de structure de forme courbe, plus ou moins prononcée. " En charpente on utilise le plus souvent des arcs à 2 ou 3 articulations, ou encore des arcs sous-tendus".

Arcanne

(n.m.) Craie rouge délayée dans l'eau dont les couvreurs se servent pour ligner la position des liteaux ou des ardoises sur les chevrons. Les charpentiers s'en servent parfois pour ligner les pièces de bois.

Arcaux

(n.m.) V. Arcanne.

Arc-boutant

(n.m.) Ouvrage en bois, en fer ou en maçonnerie, définitif ou provisoire, servant à contenir le poussée des murs et des voûtes.

Architrave

(n.f) Partie inférieure et principale de l'entablement. Poutre maîtresse d'un portique à plusieurs poteaux et à plusieurs travées et n'ayant aucun lien de contreventement.

Arête

(n.m.) Intersection de deux faces d'une pièce de bois. " On dit d'une pièce de charpente qu'elle est avivée ou à vives arêtes lorsque, après son débit, aucune de ses arêtes ne présente pas la moindre trace de flache ".

Arêtier

(n.f.) Pièce de charpente droite ou courbe placée à la rencontre de deux versants d'un comble lorsque ceux-ci forment entre eux un angle saillant. L'arêtier reçoit les pannes et les empannons et peut être délardé ou recevoir un chevron d'arêtier délardé.

Arêtière

(n.f.) Tuile qui recouvre l'arête ou les arêtes du toit.

Armature

(n.f.) Tout élément (tel que flasque, profil métallique, étrier) servant à renforcer les poutres et les assemblages.

Armer

(v.tr.) 1. Renforcer (une poutre, un poteau etc.). 2. Augmenter la hauteur d'une poutre en constituant celle-ci de plusieurs éléments diversement assemblés, ce qui a pour effet de la rendre plus résistante.

Aronde

(n.f.) Se dit d'un assemblage dans lequel le tenon et la mortaise vont en s'élargissant en forme de queue d'hirondelle. V. Assemblage.

Arrachement

(n.m.) 1. Action d'enlever avec effort. 2. Résistance à l'arrachement : valeur de l'effort de traction qui sollicite un organe d'assemblage et tend à l'extraire de son logement.

Arrêt

(n.m.) Endroit où se terminent une moulure, un chanfrein ou une feuillure qui ne se profile que sur une longueur déterminée d'une pièce de bois.

Art

(n.m.) 1. Ensemble de procédés, de méthodes ou de règles employées dans l'exercice d'un métier. 2. Art du trait : ensemble des connaissances se rapportant au trait de charpentier.

Articulation

(n.f) Système d'assemblage permettant le mouvement d'une pièce par rapport à une autre.

Assemblage

(n.f.) 1. Action d'assembler. 2. Liaison de deux ou de plusieurs éléments en bois ou en acier. L'assemblage est susceptible de reprendre des efforts de traction, de compression ou de cisaillement : " Lorsqu'il est en bois, l'assemblage peut être assurer par simple contact bois sur bois ou par l'intermédiaire de clous, de vis, de boulons ou d'assembleurs ; lorsqu'il est en acier, il fait, en particulier, appel au boulonnage et à la soudure.

Assembler

(v.tr.) Joindre, emboîter, enchâsser plusieurs pièces de bois de façon à ne former qu'un tout, un assemblage.

Assembleur

(n.m.) Anneau, crampon, goujon annulaire etc. employé comme moyen d'assemblage ou comme renfort d'assemblages boulonnés.

Attache

(n.f) 1. Accessoire tel que patte métallique, goujon, suspente, etc. servant à la fixation des placages, bardages, vêtures, etc., par scellement, vissage ou chevillage. 2. Elément de fil de fer torsadé aux jonctions des pièces d'armature du béton armé, pour les solidariser. Syn.: ligature. 3. Ligne en pointillé qui relie une cote à son point d'application.

Aubier

(n.m.) Partie jeune de l'arbre, bois non encore formé situé entre le bois dur (duramen) et l'écorce. Ce sont les dernières cellules nées de l'année ; ce n'est encore qu'un bois imparfait qui va durcir et se transformer en bois parfait. L'aubier est sujet à l'attaque des insectes parce qu'il renferme certaines matières telles que l'amidon.

Aune

(n.f) Mesure dont la longueur varie suivant les pays. L'aune de Paris, remplacée par le mètre, avait 3 pieds, 7 pouces, 8 lignes ; environ 1mètre et 194 millimètres.

Autoclave

(n.f) Appareil industriel dans lequel on place des bois pour les imprégner d'un produit de traitement, grâce à la pression que l'on peut y créer.

Autostable

(n.m.) Se dit d'un élément suffisamment par lui-même pour résister aux efforts transversaux, généralement dus au vent : " un pan de bois peut être autostable dans son plan sans l'être dans le plan qui lui est perpendiculaire ".

Auvent

(n.m.) Construction protégeant du vent et de la pluie. Petit toit en surplomb, en général à un seul pan, en saillie sur un mur, souvent au-dessus d'une baie, d'une boutique, etc. Composé d'une structure vitrée, c'est une marquise.

Avant trou

(n.m.) Percement d'un trou de diamètre inférieur ou égal à celui de la pièce (pointe, tire-fond, vis, cheville ou broche) devant s'y loger de manière à faciliter sa mise en place.

Avant-solier

(n.m.) Dans les constructions à pan de bois, poutre placée de niveau à l'extrémité des solives, et recevant la partie de façade se trouvant en encorbellement.

Avant-toit

(n.m.) Ensemble des parties d'un toit qui sont en saillie, en surplomb par rapport au nu de la façade.

Avivé

(n.m.) Syn. Bois déligné, Bois alignés parallèles. Pièce dont les arêtes sont vives et exemptes de flache. Sous cette appellation, il convient de classer, en scierie et à l'exclusion des plots : bastings, chevrons, feuillets, frises, lambourdes, madriers, planches, poutres.

Avoyer

(v.tr.) Donner de la voie à une scie. Il faut obtenir par soins et qualité de l'acier, la constance de l'avoyage; surtout pour les machines et les scies à ruban. Avoyer en alternant les dents, l'une à droite l'autre à gauche, le trait sera plus large que le corps de la lame.

Axe

(n.m.) 1. Ligne fictive autour de laquelle tourne un solide. 2. Pièce de bois ou de fer passant par le centre d'un corps et permettant sa rotation sur lui-même. 3. Axe de symétrie: Ligne ou plan fictif qui coupe une surface ou un volume en deux parties égales. 4. Axe d'inertie d'une section : Ligne fictive passant par le centre de la section d'un élément : " l'axe d'inertie d'une section correspondant à la fibre neutre d'un élément, de part et d'autre de laquelle sont situées les fibres tendues et les fibres comprimées ". 5. D'axe en axe : à une distance comprise entre les axes de symétrie respectifs de deux éléments semblables et consécutifs.

Azobé

(Lophira alata banks ex Gaertn.) Ekki, eba, kaku. Angl. : Ekki. All. : Azobe (bongossi). Ital. : Azobe. Provenances : Ouest de l'afrique.