Échafaudage

(n.m.) Ouvrage provisoire formé d'une ossature dans laquelle sont disposés des platelages destinés à supporter le matériel et les ouvriers, lors de la construction ou de la restauration d'un ouvrage : " l'échafaudage, peut être en bois ou en métal, et, selon sa conception, être montant de fond, en console, en éventail, en bascule, suspendu, etc.".

Échandole ou essandole

(n.f.) Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Échantignole

(n.f.) Cale triangulaire en bois, brochée ou assemblée sur l'arbalétrier d'une ferme pour maintenir les pannes dans leur position soit à dévers, soit face aplomb.

Échappée

(n.f.) En escalier, distance verticale comprise entre une ligne tangente au nez des marches et le dessous du plafond supérieur, ou de tout autre élément en surplomb : " l'échappée doit permettre le passage d'une personne ".

Écharpe

(n.f.) 1. Pièce placée dans la diagonale d'un ouvrage (panneau de porte, etc.), pour le rendre indéformable et participant de ce fait au contreventement. 2. Dans les pans de bois, pièce oblique ayant la même fonction que la décharge, et dont l'angle est inférieur à 60° : " dans certaines fermes, l'entrait peut être remplacé par deux écharpes ; de même, les branches d'une équerre de grande dimension sont raidies par une écharpe ". Syn. Guette.

Échauffer

(v.t.) Commencer à s'altérer sous l'effet de la fermentation de la sève, en parlant du bois.

Échelle

(n.f.) 1. Appareil composé de deux montants réunis par des traverses, des barreaux ou des échelons espacés de 0,25 m à 0,30 m : " l'échelle peut être simple, double, à coulisse ou plate, selon sa destination et le métier dans lequel elle est employée ". 2. Échelle de meunier, escalier droit composé de deux limons et de marches sans contremarches, dont l'ensemble forme une seule volée. 3. Réduction arbitraire, choisie pour représenter une unité de mesure sur les plans. Les échelles les plus employées sont : 0,01, pour les implantations ; 0,02, pour les avant-projets; 0,05, pour les plans de constructions; 0,1, pour l'exécution des travaux sans épure en vraie grandeur; 0,2, 0,5 et 1, pour les détails. 4. Échelle de Yorce, réduction arbitraire, choisie en statique graphique pour représenter une unité de force* (par exemple : 100 kg = 1 cm). 5. Échelle de hauteur, voir pige.

Éclisse

(n.f.) Fer plat de dimensions variables qui renforce ou constitue certains assemblages. Employées par paires, les éclisses se fixent de part et d'autre d'un joint, tandis que la liaison est assurée par des vis à tête fraisée ou à tête carrée, ou bien par des boulons : " dans les assemblages fer sur fer, les éclisses ne transmettent que partiellement les efforts ".

Écoinçon

(n.m.) Pièce triangulaire diversement employée en charpente : dans les marches d'escalier, lorsqu'elles sont balancées et trop larges pour être prises dans un seul plateau; dans un cadre formé de montants et de traverses, pour rendre l'ensemble indéformable : " dans certaines consoles, l'écoinçon peut remplacer le lien assurant leur stabilité ".

Effort

(n.m.) Sollicitation non matérialisée s'exerçant sur un élément de charpente. a. effort normal, effort perpendiculaire (ou normal) à une section; b. effort tranchant, effort appliqué, dans le plan d'une section.

Égout

(n.m.) Bas de pente d'une toiture, d'où s'écoulent les eaux de pluie.

Élancement

(n.m.) Rapport entre la hauteur et l'épaisseur d'une cloison ou d'un mur : une cloison de 2,50 m de haut et de 10 cm d'ép. a un élancement de 25.

Élasticité

(n.f.) "Aptitude d'un matériau à reprendre sa forme et ses dimensions initiales après qu'il ait subi une déformation ou un allongement par traction, dès que cesse l'application de la force déformante. On mesure ainsi les élasticités à l'allongement (par traction), à la déformation courbe (par flexion), à la torsion (par vrillage). o Limite d'élasticité, ou limite élastique : taux d'allongement à partir duquel un matériau ne reprend plus sa forme première lorsque cesse l'action de déformation : la limite d'élasticité marque le début du caractère irréversible des déformations. o Module d'élasticité : rapport E des forces de traction exercées à l'allongement subi sans rupture par un corps, par unité de section de ce corps. Par ex., le module d'élasticité du Chêne est de 120 MPa, celui du fer doux de 1 800 MPa, celui du béton supérieur à 20 000 MPa. NB- Une erreur fréquente du langage courant consiste à confondre les notions de souplesse et d'élasticité, pourtant distinctes. Le fait qu'un feuil de peinture ou d'enduit soit "souple" ne prouve pas qu'il aura l'élasticité voulue pour ponter d'éventuelles fissures.

Elégi

(n.m.) Évidement longitudinal pratiqué dans une pièce de bois pour donner plus de relief aux moulures qui y sont effectuées.

Élévation

(n.f.) Épure d'une ferme, d'un arêtier, etc., réalisée à partir de données fournies par la vue en plan et de celles connue, par ailleurs, en particulier la hauteur du comble " on fait l'élévation d'une ferme et l'on met un arêtier en élévation ".

Élingue

(n.f.) Cordage de chanvre ou de fibres synthétiques, ou encore chaîne ou câble en acier servant à amarrer une charge : " les extrémités d'une élingue sont munies de boucles renforcées par des cosses, d'anneaux, de crochets, ou de tout autre dispositif permettant le levage ".

Emboîture

(n.f.) Sorte de traverse assemblée par rainure et languette, et éventuellement par des tenons, aux extrémités d'un panneau composé de lames, dans le but de les réunir et de s'opposer au gauchissement.

Embrèvement

(n.m.) Assemblage consistant en une entaille prismatique pratiquée dans une pièce de bois, et destinée à recevoir l'extrémité d'une autre pièce, taillée selon un profil inverse. L'embrèvement ne reprend que des efforts de compression. Il se compose d'un about, d'un pas et d'un talon, et, éventuellement, d'un tenon et d'une mortaise. L'about peut être d'équerre par rapport à la pièce qui reçoit l'assemblage, ou être placé dans la bissectrice de l'angle que forment entre elles Ies pièces assemblées. En outre, l'embrèvement peut être découvert, c'est-à-dire apparent sur les faces de la pièce qui reçoit, ou couvert; dans ce dernier cas, il peut être encastré de toute son épaisseur (lorsque la pièce qui reçoit est plus large), ou comporter des arasements (lorsque les deux pièces sont de même épaisseur). Enfin, l'embrèvement peut être simple, double ou triple. 2. Embrèvement à vif, voir Vif.

Emmarchement

(n.m.) Largeur d'un escalier, mesurée entre le limon et le mur, entre les deux limons (lorsqu'il est à la française), ou entre les deux extrémités des marches (lorsqu'il est encloisonné ou à l'anglaise).

Empanner

(v.tr.) Poser les pannes sur une charpente, lors du levage.

Empannon

(n.m.) Chevron particulier placé dans le raccord d'une toiture, soit entre un arêtier et la sablière, soit entre un arêtier et une noue, soit encore entre une noue et un faîtage.

Emprunt

(n.m.) Ligne fictive qui, sur une épure, sert de référence pour certains tracés. 2. Tracer ou prendre un emprunt, se reporter à un repère de base, à différents moments du tracé d'une épure.

Encaissement

(n.m.) Forme en bois recevant le chêneau.

Encastrement

(n.m.) Assemblage rigide de deux ou plusieurs éléments, assurant la transmission intégrale des sollicitations. 2. Entaille réalisée dans une pièce, aux dimensions exactes d'une pièce plus petite, et destinée à recevoir cette dernière.

Enchevêtrure

(n.f.) Cadre formé par les chevêtres et les solives qui délimitent une ouverture (ou trémie) pratiquée dans un solivage ou un chevronnage, pour permettre le passage de gaines de ventilation, d'une cage d'escalier, d'une cheminée, de châssis divers, etc.

Encorbellement

(n.m.) Construction en saillie, débordant l'aplomb de la façade : " les pans de bois comportent souvent des encorbellements ".

Encuvement

(n.m.) Voir surcroît.

Enfourchement

(n.m.) Assemblage constitué par une mortaise ouverte dans laquelle se loge un tenon : " l'enfourchement est employé parfois comme moyen de liaison, en tête des chevrons ".

Engravure

(n.f.) Encastrement du bord d'une bande ou d'une bavette d'étanchéité dans une rainure pratiquée dans une paroi verticale, à la base d'une joue de lucarne, au-dessus d'un bandeau, au sommet d'un relevé d'étanchéité de toiture-terrasse, etc.

Engueulement

(n.m.) Coupe en forme de V, taillée en tête des arêtiers, des noues, et de leurs contrefiches, lorsque ces bois s'assemblent contre le poinçon d'une ferme.

Enrayure

(n.f.) 1. Ensemble des pièces de bois qui, posées de niveau, rayonnent autour d'un poinçon (c'est le cas des entraits retroussés, dans une tour ronde). 2. Par extension, ensemble des pièces horizontales qui forment la base d'un comble.

Entablement

(n.m.) Partie horizontale d'une corniche, sur laquelle reposent la charpente et le chéneau.

Entaille

(n.f.) Évidemment pratiqué dans une pièce de bois : " les moisements sont des entailles; l'assemblage réalisé à l'intersection des deux branches d'une croix de Saint-André est une entaille à mi-bois ".

Entrait

(n.m.) 1. Pièce de charpentes généralement horizontale, joignant les deux arbalétriers d'une ferme, simple ou moisé, l'entrait s'oppose à la poussée des arbalétriers, tandis qu'au milieu de sa portée, il est soulagé par le poinçon ". 2. Entrait de demi-ferme, Pièce de bois dont une extrémité repose sur le mur, tandis que l'autre s'assemble contre l'entrait de la ferme. 3.Faux entrait ou entrait retroussé, dans une ferme en A ou sur blochet, pièce de bois placée de niveau, délimite la hauteur de passage sous la ferme, soulage les arbalétriers, et supporte parfois le faux plancher.

Entretoise

(n.f.) Pièce de bois que l'on assemble ou que l'on cloue entre deux autres, pour maintenir leur écartement, les raidir et les empêcher de se gauchir : " les entretoises s'emploient en de multiples endroits tels que les solivages (où elles sont posées en quinconce ou face à face), entre des lisses de bardage, entre des pannes* (lorsqu'elles reprennent la flexion' déviée de ces dernières), etc. ".

Entrevous

(n.m.) Désigne d'abord l'espace compris entre deux solives ou entre deux poutrelles d'un plancher; par extension, désigne le matériau avec lequel on obture cet espace. Les entrevous en bois des planchers traditionnels étaient des panneaux de Chêne d'env. 2,5 cm d'épaisseur, assemblés à feuillure.

Enture

(n.f.) Jonction de deux pièces de bois placées dans le prolongement l'une de l'autre, au moyen d'assemblages de profils divers. Ainsi, l'enture peut être droite, biaise, désaboutée, en fourche, en trait de Jupiter, etc. : " lorsque des pieds de poteaux sont abîmés, on remplace ces parties par des pièces de bois sain que l'on assemble au moyen d'entures ".

Épaulement

(n.m.) Partie de bois laissée à l'extrémité d'une mortaise, pour quelle ne se découvre pas, pour que l'assemblage soit plus résistant, et pour éviter les infiltrations d'eau. Dans les travaux soignés (escaliers, par exemple), les épaulements sont réalisés tant en about qu'en gorge, et parfois au milieu des mortaises, pour éviter que le toupillage et le retrait des bois ne les découvrent, et aussi pour augmenter la résistance de l'assemblage : " les épaulements sont recouverts par les décollements pratiqués dans les tenons ". 2. Toute entaille fournissant un appui à la pièce qu'elle reçoit-: " les moises venant s'assembler sur un poteau reposent sur des épaulements, une languette bâtarde ou un élégi forment un épaulement ".

Épicéa

(Picea abies Karst. Picea excelsa L.). Sapin blanc du nord. Angl. : White wood, European spruce, Norway spruce. All. : Fichte, Gemeine fichte. Ital. : Abete rosso. Provenances : Europe.

Épure

(n.f.) Dessin dans lequel les principes du trait sont employés sous la forme la plus simple, et qui permet d'effectuer l'établissage et le traçage des pièces de bois, et de trouver leurs coupes : " les épures de charpente sont battues, généralement à la grandeur de l'ouvrage à réaliser, sur une aire d'épure, à l'aide d'un cordeau préalablement graissé au blanc d'Espagne, de Meudon, etc. ". a. Épure au 1/10 permettant la recherche des coupes dans les raccords particulièrement complexes, ou lorsque le principe de la sauterelle est employé ; b. épure à la tourangelle, à l'échelle réelle, dans laquelle le trait* carré nécessaire à l'épure de la ferme principale est employé pour tracer l'épure des arêtiers, des noues et des demi-fermes de croupe, la hauteur du comble étant la même dans tous les cas, il suffit de reporter sur la ligne de trave, et depuis la ligne d'axe, la longueur en plan de ces divers éléments, puis de joindre au sommet les points ainsi obtenus, pour déterminer la longueur au lattis de chacune des pièces. 2. Aire d'épure, surface plane recouverte de parquet ou constituée de plâtras (salpêtre) sur laquelle les charpentiers battent l'épure.

Époxy

(n.m. inv.) (terme anglais) ou, en français,

Époxyde

n.m. ou adj. Famille de résines thermodurcissables dérivées du pétrole ; ses polymères sont caractérisées par leur groupement époxy en bout de chaînes moléculaires. Leur durcissement, exothermique, s'effectue par réticulation chimique, au contact d'un durcisseur aminé, d'un polyamide, ou encore d'un anhydride d'acide. Le mélange réticulé a des performances élevées, en particulier sur quatre plans : 1 - La force d'adhérence exceptionnelle sur un grand nombre de matières, en particulier les bétons, l'acier, les caoutchoucs : la résistance à la traction peut dépasser 500 kg/cm; d'où son emploi comme colle multifonctions (par ex. collage de voussoirs de ponts en surplomb), et comme liant de mortiers spéciaux à très haute cohésion. 2 - L'absence de retrait des mélanges sans solvant (emplois en moulage et en mortiers épais)." 3 - L'inertie à l'eau, et l'absence totale de porosité, d'où l'emploi en étanchéité et en cuvelage; mais ce caractère totalement étanche, y compris à la vapeur d'eau, peut dans certaines applications, constituer un inconvénient (revêtement " non respirant "). 4 - L'inertie chimique, c'est-à-dire l'insensibilité à la plupart des agents agressifs (bases, alcalis, acides) et des solvants (hydrocarbures) ; d'où l'emploi en revêtements anticorrosion (sols de laboratoires, industries chimiques et alimentaires, garages, cuves, réservoirs, etc.). On peut aussi adapter les caractéristiques aux besoins en mélangeant les époxydes à d'autres matériaux brais, polyuréthanes, etc."

Équerre

(n.f.) 1. Instrument servant à tracer des angles droits. L'équerre se compose de deux pièces parfaitement ajustées : le chapeau, plus épais, s'applique contre la pièce à tracer, et la lame guide le crayon. 2. Équerre à écharpe, équerre en bois de grande dimension, dont le chapeau et la lame sont raidis par une écharpe qui évite à l'angle de se déformer. 3. Équerre métallique, morceau de profilé en fer* cornière, employé comme renfort ou comme élément d'assemblage. 4. Fausse équerre, voir sauterelle. 5. Coupe d'équerre, coupe réalisée à angle droit. 6. D'équerre lac. adj., se dit d'un élément qui forme un angle droit avec un autre élément, contre lequel il s'applique: " dans une ferme', le poinçon' est d'équerre par rapport à l'entrait' ". Syn. à l'équerre.

Érable plane

(acer platanoïdes L.)Plane. Angl. : Norway maple, European maple. All. : Spitzahorn, Lenne. Ital. : Acero riccio, cerfico. Provenances : Europe entière de l'atlantique au caucase.

E.R.P

Voir Établissement.

Essanne

(n.f.) Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Essentage

(n.m.) Revêtement d'une paroi verticale par des ardoises ou des essentes.

Essente

(n.f.) Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.

Établissement

(n.m.) 1/ CHARP.: ensemble des opérations allant du tracé des pièces jusqu'au montage de l'ouvrage : l'établissement comprend le tracé des épures ou ételons, le choix des bois, leur équerrage et leur mise sur ligne, leur disposition sur l'ételon, sur l'aire* de chantier, leur marque par des signes conventionnels, la rencontre des bois et la taille des assemblages, et enfin leur montage. 2/ MENUIS.: désigne chacun des signes conventionnels tracés sur les pièces de bois assemblées provisoirement, pour repérer leur sens d'assemblage en attendant leur montage définitif.

Étage

(n.m.) 1. Espace compris entre deux planchers. 2. Hauteur d'étage, expression employée, en escalier pour désigner la distance qui sépare la face supérieure de deux planchers' consécutifs et qui correspond à la hauteur à monter.

Étaiement

(n.m.) 1. Ouvrage intermédiaire entre une charge et un point d'appui. 2. Ouvrage provisoire élevé pour soutenir une construction qui menace ruine, ou pour des travaux de reprise en sous-oeuvre. Il existe différents types d'étaiements, parmi lesquels on doit choisir le mieux adapté au cas considéré : étaiement en éperon, en chevalement, en cintre, en contrefiche, en étrésillon, etc. : " bien qu'il s'agisse de travaux provisoires, les étaiements sont très souvent délicats à réaliser et font appel au bon sens et à l'orient du charpentier, lequel s'assure de la nature des appuis et estime les charges à supporter ".

Étai

(n.m.) Pièce principale servant de support dans la composition des étaiements.

Étrésillon

(n.m.) Sorte d'entretoise employée en étaiement pour renforcer les jambages des baies, lors de reprises en sous-oeuvre, ou pour maintenir l'écartement entre deux murs. (Le mot étrésillon est souvent employé à la place d'entretoise, lorsque cette dernière pièce entre dans la composition d'un solivage).

Étrier

(n.m.) Ferrure coudée à l'équerre ou contre-coudée, servant à renforcer des assemblages (en particulier dans les solivages, pour la liaison des chevêtres avec les enchevêtrures).

Evidement

(n.m.) Partie rencreusée d'un profil ou d'un noyau d'escalier (dans ce dernier cas, l'évidement reproduit la forme exacte du jour de l'escalier).

Extrados

(n.m.) Surface extérieure d'une forme courbe telle qu'un cintre en charpente ou un arc en lamellé-collé.