Façon

1. Travail à façon, travail réalisé par un ouvrier ou par un artisan pour le compte d'un particulier, lorsque celui-ci fournit la matière première à mettre en oeuvre. 2. Débit à façon, syn. de débit sur liste.

Faîtage

(n.m.) "Ligne de jonction supérieure de deux pans de toiture inclinés suivant des pentes opposées : le faîtage constitue la ligne de partage des eaux pluviales. 1/ CHARP.: pièce de bois horizontale, dite panne faîtière, qui relie le sommet des poinçons ou les angles supérieurs des fermes. 2/ COUVRT.: ouvrage de recouvrement étanche du faîte d'une toiture :

  • Sur les toitures en ardoise, le faîtage peut être à lignolet (débordement de 5 à 6 cm des ardoises exposées aux vents dominants), à bandes d'astragale relevées sur un tasseau et couronnées par un couvre-joint (faîtage métallique trois bandes), ou encore à rang de tuiles faîtières en terre cuite, posées et calfeutrées au mortier. Pour des pentes de toits > 70 %, on rencontre des fartages d'ardoises en amiante-ciment (faîtières demi-rondes, angulaires ou trapézoïdales)."
  • Sur les toitures en tuiles, il existe divers types de tuiles faîtières, à glissement, à emboîtement, ou tronconiques à recouvrement (tuiles canal) ; leur pose se fait soit à sec, par clouage sur une lisse en bois, soit par scellement et calfeutrage au mortier (Embarrure). Un point essentiel dans la réalisation d'un faîtage réside dans le sens de pose et de recouvrement des éléments selon la direction des vents dominants (sauf dans le cas de faîtières juxtaposées sans recouvrement, entre lesquelles on réalise un joint à crête en mortier).
  • Sur les toitures métalliques, le faîtage est en général constitué soit d'un tasseau à couvre-joint, soit, plus rarement, d'un joint debout.
  • Sur les toitures en plaques ondulées, on utilise des éléments spéciaux qui épousent les ondulations du toit. Voir aussi le mot Closoir.

Fausse-coupe

(n.f.) Coupe qui n'est ni d'équerre ni d'onglet, ce qui ne signifie pas qu'elle soit due à une erreur.

Faux-comble

(n.m.) Partie supérieure d'un comble brisé, au-dessus du comble mansardé et de la ligne de bris de la toiture.

Faux-entrait

(n.m.) Pièce de ferme de charpente disposée parallèlement à l'entrait, nettement plus haut ; la hauteur entre les deux permet en général d'établir un étage de locaux. Comme l'entrait, le faux-entrait maintient l'écartement des arbalétriers; mais il ne travaille qu'en compression, alors que l'entrait sert de tirant. Il est souvent assemblé aux arbalétriers à tenon et mortaise ; il peut aussi être dédoublé pour composer un moisement assemblé de part et d'autre par boulonnage. V. au mot Entrait.

Faux-plancher

(n.m.) Plancher de comble non habitable, constitué d'un simple solivage apte à soutenir un plafond et le poids des visites techniques. Désigne parfois aussi les planchers surélevés constitués de dalles sur plots installés dans certains locaux techniques, tels que les salles d'ordinateurs.

Faux-tenon

(n.m.) Parallélépipède de bois qui compose un double tenon d'assemblage, à enficher dans deux mortaises qui se font face.

Fenêtre

(n.f.) "De façon générale, toute ouverture ménagée dans un mur pour l'aération et l'éclairage des locaux. Par extension, désigne le châssis mobile inséré dans l'ouverture, ou croisée (V. les composants de la fenêtre à ce mot).

Fenêtre industrialisée : fenêtre fabriquée selon des procédés industriels, en moyenne ou grande série, suivant des cotes standardisées ; les matériaux constitutifs peuvent être le bois, l'aluminium, l'acier, ou des profilés plastiques. Elles sont en général fournies sous forme de blocs fenêtres complets et vitrés, avec ou sans pré-cadre. Une attestation ou label (Acotherm, ou marquage du Centre Technique du Bois CTB-Fenêtres) permet de connaître les performances de la fenêtre, définies par: son classement A.E.V. (air eau vent), à indices croissants avec les performances (e = exceptionnel) : A : indice de perméabilité à l'air (Al, A2, A3), E : indice d'étanchéité à l'eau (El, E2, E3, Ee), V : indice de résistance au vent (VI, V2, V3, Ve)." Le choix des fenêtres dépend du lieu concerné (région B : vallée du Rhône, littoral de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, et tout lieu au-dessus de 1 000 m d'altitude ; région A: le reste de la France); -de l'exposition aux vents dominants (courante ou front de mer, en région A, ou en rase campagne, en région B) ; - du mode de chauffage. - son isolation acoustique, dans le cas des fenêtres dites à isolation acoustique améliorée : de 30 dB(A) à 45 dB(A). - ses caractéristiques d'isolation thermique, exprimées par son coefficient de transmission surfacique (K), qui doit être le plus bas possible. Les fenêtres font l'objet de DTU et de normes de performances.

Fenêtres de toitures en pente nom générique des ouvertures préfabriquées d'au moins 0,8 ml, à châssis ouvrant vitré, établies dans les couvertures ; aujourd'hui répandues (Velux, Toiciel ... ), ces fenêtres tendent à remplacer les tabatières. Elles constituent une catégorie particulière de fenêtres industrialisées, relevant de l'Avis Technique. Leur développement important depuis 1960 est lié à leur prix attractif, à leur facilité d'installation, à leur caractère relativement isolant (double vitrage), et à leur intégration discrète aux styles architecturaux.

Ferme

(n.f.) Principal élément porteur de la structure des combles, destiné à recevoir les pannes, le faîtage et les chevrons. La ferme est constituée par l'assemblage de plusieurs pièces, dont les principales sont les arbalétriers, l'entrait et le poinçon; viennent ensuite, selon le type de la ferme : les contrefiches, les entraits retroussés, les jambes de force, les blochets, les aisseliers, etc. En charpente traditionnelle, les principaux types de fermes sont : la ferme en A, qui se compose essentiellement de deux arbalétriers, d'un entrait retroussé et d'un poinçon (a); la ferme latine, due aux ingénieurs grecs ou romains de l'Antiquité, et composée, sous sa forme la plus simple, d'un entrait, de deux arbalétriers d'un poinçon et de deux contrefiches (b), la ferme à entrait retroussé, semblable à la ferme en A, et dont la partie basse des arbalétriers est soulagée par des jambes de force assemblées dans des semelles qui reçoivent également le pied des arbalétriers (c); la ferme à la Palladio, due à l'architecte italien de la Renaissance Andréa di Pietro, dit Palladio, et dont l'usage s'est surtout développé en France au cours des XVIIIe et XIXe siècles ; sous sa forme la plus simple, cette ferme présente la particularité de comporter deux suspentes assemblées contre les arbalétriers, à l'endroit où ces derniers sont raidis par l'entrait retroussé, et destinées à soulager l'entrait en deux points intermédiaires de sa portée (d); la ferme sur blochets, ferme à entrait retroussé conçue pour s'adapter sur des exhaussements en maçonnerie construits au-dessus du dernier plancher, et pourvue de ce fait de blochets destinée à permettre l'assemblage de pied des arbalétriers et à les relier aux jambes de force, lesquelles se prolongent au plancher, où elles s'assemblent dans des semelles (e); la ferme boiteuse, ferme dont les appuis ne sont pas situés à la même hauteur, ou bien placée dans un comble dont les pentes sont inégales (f); la ferme à la Mansart, ferme conçue pour s'adapter sur un comble à la Mansart. En charpente moderne, les fermes se distinguent les unes des autres par la technique selon laquelle elles sont réalisées, et peuvent être triangulées, à âme pleine, en bois lamellé-collé, etc. La ferme à la Polonceau est une ferme triangulée due à l'ingénieur français Antoine-Rémi Polonceau (1778-1847); l'usage s'en est répandu dans la seconde moitié du XIXe siècle, pour la réalisation d'ouvrages mixtes à grande portée tels que les gares et les entrepôts.

Fermette

(n.f.) Ferme légère employée dans les faux combles, les combles perdus et les ouvrages provisoires. 2. Fermette industrialisée, appellation regroupant divers systèmes de fabrication de fermes légères assemblées par des goussets en contreplaqué (collés, agrafés ou cloués), par des plaques métalliques (clouées ou assemblées par pression), ou encore par clouage de plusieurs épaisseurs superposées de bois.

Ferrure

(n.f.) Pièce métallique faite à façon pour renforcer les assemblages dans les ouvrages de charpente : " les plates-bandes, les harpons et les étriers sont des ferrements ".

Feu

(n.m.) "Manifestation d'une combustion, dégageant à la fois de la chaleur et de la lumière. Le feu est utile, mais son nom est souvent confondu avec celui d'incendie, qui désigne le feu destructeur, accidentel et nuisible. La recherche de limitation des risques d'incendie et de propagation des flammes a conduit à l'établissement de classifications et de normes d'utilisation des matériaux selon leur comportement au feu et leur aptitude à ralentir sa propagation. Le comportement au feu des matériaux recouvre deux notions :" 1/- La réaction au feu, c'est-à-dire ""l'aliment qui peut être apporté au feu et au développement de l'incendie"". V. détails au mot Réaction. 2/- La résistance au feu des composants est ""le temps pendant lequel les éléments de construction peuvent jouer le rôle qui leur est dévolu malgré l'action d'un incendie"". Les classements sont exprimés en durées (degrés 1/4 h, 1/2 h, 3/4 h, 1 h, 1 h 1/2, 2 h, 3 h, 4 h, 6 h), selon trois critères : a - la résistance mécanique concernant la stabilité de l'ouvrage (poteaux, poutres, planchers ... ) ; b - l'étanchéité aux flammes et aux gaz inflammables (portes, fourreaux, conduits ... ) ; c - l'isolation thermique aux hautes températures (cloisons, planchers, portes, etc.). Les matériaux de bonne résistance sont classés soit stables au feu (SF), sur le critère a- ; soit pare-flammes (PF), sur les critères a- et b ; soit coupe-feu (CF) s'ils satisfont aux trois critères.

Feuillard

(n.m.) Bande de fer étroite et mince utilisée pour divers ouvrages, en particulier pour confectionner des contreventements dans le plan des toitures, ou pour équilibrer les forces rampantes des pannes d'un versant sur l'autre (lorsqu'il s'agit d'un ouvrage sur poteaux ne comportant pas, de ce fait de sablières fixées sur les maçonneries).

Feuillure

(n.f.) Profil en forme d'angle rentrant, pratiqué longitudinalement sur l'arête d'une pièce de bois. Ce profil peut être simple (c'est-à-dire à 90°), biais ou double : " lorsque deux feuillures se trouvent face à face dans un même joint, elles produisent une contre-feuillure ". 2. Feuillure à brique, nom parfois donné à un arrachement ou à une nervure pratiquée dans les montants ou les poteaux qui reçoivent une maçonnerie.

Fibragglo

(n.m.) Nom générique des panneaux rigides constitués de fibres ou copeaux de bois agglomérés par un liant hydraulique ; syn.: béton de bois. Les fibragglos sont définis par la nature de leur liant, par la présence ou non de chlorures, parleur format, et par référence à leur norme qui les concerne. Par ex. : fibragglo CPA sans chlorure, 2 000 x 500 x 35, NF B 56-029. Certains sont fournis avec un parement et / ou un isolant thermique contrecollés.

Fibre

(n.f.) "Filament mince et parfois très long. Les fibres cellulosiques, ou lignifiées, sont les cellules du bois. Dans le bâtiment, on utilise :

  • Des fibres minérales (amiante, laine de roche, de verre, fibre de verre en toiles et feutres non-tissés).
  • Des fibres métalliques (fibres d'acier pour renforcement mécanique de bétons et d'enduits projetés) ; ces fibres de renforcement sont de plus en plus utilisées pour armer les bétons dits bétons de fibre, et pour confectionner des mortiers pour chapes et dallages à haute résistance mécanique. o Des fibres végétales ou cellulosiques : abaca, coton, jute, lin... ;
  • Des fibres animales ou protéiques : moquettes de laine, bourre, etc.;
  • Des fibres synthétiques (polypropylène, polyamide, polyester, etc.).

Fibre-ciment

Désigne de façon générique les matériaux préfabriqués constitués de fibres très fines agglomérées par un liant de ciment. Désigne en particulier les produits à base d'amiante-ciment, et ceux dans lesquels l'amiante a été remplacé, depuis les années 70, par des fibres artificielles aux caractéristiques mécaniques comparables. Ce type de matériau, moulé, étendu à plat ou centrifugé, sert à fabriquer une large gamme d'éléments préfabriqués : canalisations, conduits, chutes, panneaux, plaques, tuiles...

Flache

(n.m.) Dépression à la surface d'un plateau, ou arrondi d'une arête, provenant d'un tronc d'arbre dont les déformations n'ont pas pu être enlevées totalement, lors du débit. (Dans le Larousse, ce mot est du genre féminin, mais les professionnels l'emploient au masculin et disent, par exemple : " le flache des arbalétriers s'oriente toujours en tête ") .

Flambage ou flambement

(n.m.) Déformation courbe d'un mur trop mince, d'une longue pièce de charpente ou d'un poteau de trop faible section, lorsqu'ils sont soumis à une charge longitudinale excessive, ou dont l'application est décentrée. Par extension, désigne la courbure d'une poutre ou d'un plancher qui subissent des efforts transversaux, ou tranchants.

Flasque

(n.f.) Pièce de bois ou de métal, que l'on rapporte de part et d'autre du joint d'une membrure, pour former un assemblage ou le renforcer: " contrairement aux éclisses, les flasques transmettent la totalité des efforts qui sollicitent les pièces sur lesquelles elles sont appliquées ".

Flèche

(n.f.) Construction en charpente très élancée et placée sur les tours d'un clocher, à la croisée du transept ou à côté d'un édifice religieux. Syn. aiguille. 2. Flèche torse, flèche contenant des arêtiers croches qui donnent une forme en spirale. 3. En géométrie et en charpente, dans un cintre ou dans un arc, perpendiculaire élevée au milieu de la ligne passant par leur base, et prolongée jusqu'à leur sommet. 4. Hauteur d'un comble, depuis la ligne de trave jusqu'au couronnement. 5. Dans un Pont-levis, partie avant de la bascule où se fixent les chaînes de manoeuvre. 6. Creux produit dans la longueur d'une pièce de bois, lorsque celle-ci supporte une charge trop lourde. 7. Calcul de la flèche, en résistance des matériaux, moyen par lequel on détermine, compte tenu du coefficient de sécurité, la flèche que prendra une pièce sous une charge déterminée : " dans les ouvrages courants, la flèche admissible est égale à 1/300 de la Portée ".

Flexion

(n.f.) Mode de sollicitation qui tend, dans une section d'un élément donné, à comprimer les fibres situées d'un côté de la fibre neutre et à tendre celles situées du côté opposé : " la flexion peut être simple, déviée ou composée, selon que les forces qui sollicitent une poutre sont placées ou non dans le même plan que ses axes, et selon qu'elles agissent seules, simultanément ou alternativement ". 2. Flexion déviée, sollicitation s'exerçant sur une pièce placée à dévers.

Flipot

(n.m.) Morceau de bois long et mince, de section triangulaire et d'épaisseur variable, débité dans un bois bien de fil, et servant à reboucher les gerces des grosses pièces destinées à demeurer apparentes ou à être peintes.

Flocage

(n.m.) Procédé d'insonorisation et d'isolation thermique consistant à projeter sur des profils métalliques ou sur des bacs autoporteurs des matières fibreuses, de laine de verre mélangées à un liant.

Fluage

(n.m.) Phénomène consistant en une augmentation de la déformation d'un système dans le temps, sous l'application d'une charge constante.

Fonçure

(n.f.) Planche formant le fond d'un chéneau.

Fongicide

(n.m.) Produit qui détruit ou empêche le développement des micro-organismes végétaux (lichens, moisissures, mousses). Syn.: anticryptogamique.

Forget

(n.m. & adj.) V. Queue-de-vache.

Fourrure

(n.f.) Pièce de bois clouée sur un arêtier ou une noue pour recevoir les empannons*. Syn. chevron d'arêtier ou de noue. 2. Pièce de bois clouée contre ou sur une autre pièce, pour rattraper un jeu important (dans des travaux de restauration, par exemple).

Franc

(n.m.) Marque portée, au moment de l'établissage, sur les pièces placées à gauche de l'axe d'un élément de structure. 2. Au franc, à gauche.

Frêne

(Fraxinus excelsior L.) Angl. : European ash. All. : Esche. Ital. : Frassino, frassino maggiore. Provenances : Europe, ouest de l'Asie.

Frise

(n.f.) 1/COUVERT.: la frise chanlattée est une latte à profil biseauté en trapèze, utilisée pour les voligeages; sa largeur va de 50 à 80 mm, ses deux hauteurs étant de 15 et 26 mm. 2/MENUIS.: planche de débit étroite " 13 cm de large), de 18 à 26 mm d'épaisseur brute, utilisée surtout pour fabriquer les lames de parquet ou divers éléments embrevés. Dans un lambris ou dans une porte à panneaux, la frise est un panneau intermédiaire plus large que haut.

Frisette

(n.f.) "1/ Frise rabotée constituant les lames de parquet dont l'assemblage se fait par emboîtement à rainures et languettes ; le parement des frisettes a de 6,5 à 8 cm de largeur. La frisette double est une frisette de largeur inférieure à 6,5 cm. 2/ Planchette de bois résineux d'env. 10mm d'épaisseur, à emboîtement latéral, utilisée en lambrissage des murs et plafonds ; les frisettes sont fixées sur des tasseaux transversaux, avec des pointes (fixettes) clouées en biais dans leurs rainures.

Fronton

(n.m.) Panneau de forme triangulaire ou courbe, mouluré ou non, servant à clore le devant d'un comble de lucarne.

Fruit

(n.m.) Légère inclinaison donnée au sommet d'un ouvrage, et dont le sens diffère selon le travail considéré. Un mur, une paroi ont un fruit dirigé vers l'intérieur de la construction, pour augmenter leur stabilité ; un ouvrage mobile, s'ouvrant vers l'intérieur d'un local dans lequel on entre, a un fruit situé vers le haut et vers l'extérieur, de manière à compenser le poids et l'éventuelle déformation du vantail, et à faciliter son ouverture ; dans un édifice public, le sens d'ouverture des portes étant inversé, le fruit l'est aussi.