Gabarit

(n.m.) Modèle réalisé à la grandeur réelle pour servir au traçage, au calibrage ou au perçage d'une pièce.

Gâcheur

(n.m.) Contremaître, chez les charpentiers. Il distribue les gâches (c'est-à-dire les travaux devant être effectués par les équipes), et est responsable de l'organisation de l'atelier, de la qualité des travaux qui s'y exécutent, de la productivité et, quelquefois, de l'embauche. Il assure, en outre, la livraison et l'approvisionnement des chantiers, sur lesquels il se rend parfois pour relever des mesures " par ses fonctions, le gâcheur est l'organe de liaison entre le bureau, l'atelier et le chantier ".

Galandage

(n.m.) Remplissage des pans de bois par des briques ou autres éléments, creux ou pleins, posées à chant.

Garde au feu

(n.f.) Distance minimale de 16 cm entre les parois externes d'un conduit de fumée ou d'un foyer de cheminée et tout élément inflammable: poutre, solive, moulure en bois, gaine électrique... Syn.: Écart au feu.

Garde-corps

(n.m.) 1. Balustrade horizontale construite sur le bord du palier d'arrivée d'un escalier. 2. Dispositif placé, du côté du vide, au-dessus de chaque platelage d'un échafaudage : " le garde-corps se compose d'une plinthe, d'une sous-lisse, d'une lisse et d'une main courante ".

Gargouille

(n.f.) Entaille comportant un fond et deux joues verticales, et pratiquée à l'extrémité d'une pièce de bois pour lui permettre d'en recevoir une autre qui passe lisse ou qui comporte un léger moisement : " la gargouille est surtout employée pour permettre l'assemblage du faîtage et du poinçon ".

Gauche

(adj.) Qualifie une surface dont les côtés ne sont pas dans un même plan. Ce phénomène se produit assez souvent lors du séchage des bois de charpente, qui peuvent perdre leur forme primitive.

Gauchir

(se) (v. int.) "Se contourner, perdre sa forme primitive.

Gerçure

(n.f.) Petite fente produite à la surface du bois par un séchage mal conduit ou trop rapide, ou par une exposition prolongée au soleil d'un bois incomplètement sec.

Giron

(n.m.) En escalier, largeur des marches, d'un nez de marche à l'autre, sur la ligne de foulée. Cette largeur doit être constante entre deux étages, sauf pour une, deux ou trois marches placées au départ de l'escalier.

Gîte

(n.m.) En charpente et en menuiserie, désigne une lambourde, une solive ou un madrier supportant une plate-forme ou un parquet.

Glâcis

(n.m.) Faible pente façonnée sur l'appui d'une baie, pour permettre l'écoulement des eaux de pluie : " le glacis comporte en général un léger arrondi dans ses parties haute et basse ".

Gorge

(n.f.) 1. Partie oblique d'une mortaise, située du côté opposé à l'about " dans un assemblage oblique par tenon et mortaise, la gorge suit l'inclinaison de la pièce qui porte le tenon; la partie malle d'un embrèvement peut également se situer en gorge ". 2. Cannelure dans laquelle passe la corde d'une poulie : " Gorge du réa d'une poulie ". 3. Partie creuse formant une moulure concave.

Goujon

(n.m.) 1. Sorte de faux tenon court, de forme cylindrique ou cubique, en bois dur ou en métal, employé pour assurer la liaison d'un poteau avec un dé ou un parpaing en maçonnerie. Souvent confondu avec tourillon. 2. Goujon annulaire, couronne en acier ou en alliage léger moulé de 2 cm d'épaisseur environ, renforcée par une âme et un bossage autour du trou destiné au passage d'un boulon. Il sert à reprendre un effort de cisaillement entre deux pièces de bois, ou entre une pièce de bois et une pièce d'acier, et s'encastre dans un logement usiné au préalable dans le bois.

Goupille

(n.f.) Petite pièce métallique passée dans les ouvertures de la tête de certains boulons ou axes métalliques, pour éviter que ces organes ne sortent de leur logement.

Gousset

(n.m.) 1. Pièce de charpente placée dans un angle, et posée à plat au niveau des sablières (lorsqu'elle supporte le coyer, celui-ci étant interrompu légèrement au-delà du gousset ), ou de chant (lorsque le coyer entre dans la composition de l'enrayure ). Dans ce dernier cas, le gousset s'assemble dans les entraits des fermes et des demi-fermes de croupe. Il est également utilisé dans l'enrayure des entraits retroussés. 2. Pièce de bois placée dans l'angle formé par deux éléments pour en renforcer l'assemblage, ou pour permettre de donner à une trémie une forme polygonale ou circulaire. 3. Pièce de métal ou de contreplaqué, servant à renforcer un assemblage ou à assurer (par des boulons, des pointes ou de la colle) la liaison de plusieurs éléments convergents.

Goûte d'eau

(n.f.) Petite moulure en quart-de-rond réalisée en sous-face d'un appui. Elle évite à l'eau de pénétrer par capillarité à l'intérieur de la construction. Syn. larmier.

Gouttière

(n.f.) "1 /MENUIS.: petite rigole de section semi-circulaire pratiquée dans la feuillure de la pièce d'appui d'une croisée pour collecter les eaux de condensation. 2 / Petite voie d'eau accidentelle ou anormale traversant une toiture, une paroi... 3 / Canal profilé léger, en métal (acier, aluminium laqué, cuivre, zinc) ou en matière plastique (PVC rigide) ; la gouttière est établie sous l'égout d'un toit, ou à la base d'un pan de toiture, pour recueillir les eaux pluviales et les diriger vers un tuyau de descente. La gouttière se différencie généralement du chéneau par le fait que ce dernier est construit ou rapporté sur un support de maçonnerie, horizontal ou en légère pente (corniche, mur gouttereau). Pente et section des gouttières : la pente normale d'une gouttière semi-circulaire doit être comprise entre 0,5 et 1 cm par mètre ; sa section doit être au moins de 1 cm par m de la surface de toiture projetée en plan dont elle reçoit l'eau (même section pour le tuyau de descente de la gouttière). La section est majorée de 10 % pour les gouttières à section rectangulaire ou trapézoïdale, et de 20 % pour les sections triangulaires. Les gouttières pendantes, qui sont les plus courantes en France, sont portées, sous l'égout, par des crochets spéciaux normalisés, fixés sur les chevrons ; les gouttières en zinc sont vendues par éléments de 2 m à souder entre eux avec un recouvrement de 3 ou 4 cm ; les extrémités sont fermées par un talon. Le point le plus bas ouvre sur un moignon raccordé au tuyau de descente. Si la longueur d'une gouttière en zinc dépasse 10 m, elle doit être constituée de deux éléments raccordés par un couvre-joint spécial, la besace de dilatation, qui assure le libre jeu des dilatations et retraits dus aux variations de température ; avec l'aluminium, dont le coefficient de dilatation est moindre, cette longueur peut être portée à 25 m. Les gouttières et leurs accessoires métalliques (crochets, coudes, descentes, etc.) font l'objet de normes. La mise en oeuvre des gouttières doit être conforme aux règles de calcul du DTU.

Grain d'orge

(n.m.) 1. Petite rainure en V formée, lors de l'assemblage de deux lames de lambris, par la rencontre des chanfreins réalisés au droit de leur joint, pour en accuser le raccord et atténuer d'éventuels retraits. 2. Assemblage en grain d'orge, sorte d'assemblage en forme de V, en creux ou en saillie, pratiqué sur le chant de certaines lames de parquet ou de lambris : " le grain d'orge remplace l'assemblage traditionnel par rainure et languette ". 3. Dent complémentaire d'une fraise, destinée à trancher le fil du bois au droit de l'arasement, avant que le copeau ne soit soulevé, ce qui évite les éclats.

Grain du bois

(n.m.) Liaison plus ou moins dense des particules qui constituent la matière : " le grain du bois; ce Chêne, ce Hêtre, ont un joli grain ". Ce sont, en principe, les bois fruitiers (Noyer, Merisier, etc.) qui possèdent le grain le plus fin : " le grain détermine, en fait, l'état de surface d'un bois, après finition ".

Grillage

(n.m.) Assemblage de poutres de charpente s'entrecroisant carrément et reposant en fond de fouille ou sur des pilotis : " le grillage sert d'assise aux fondations d'un édifice élevé sur un terrain instable ou inondé ".

Gras

(n.m.) Excès de matière parfois observé après un usinage défectueux : " un tenon a du gras, quand il est trop fort pour entrer dans sa mortaise; de même, un arasement a du gras, quand un excès de bois, à la base du tenon, s'oppose à la bonne jonction des pièces ".

Guette

(n.f.) V. Écharpe.