Laine

(n.f.) "Matériau composé de longs filaments enchevêtrés.

  • Laine d'acier : amas de longs filaments d'acier utilisé en décapage et ponçage fin, surtout en menuiserie.
  • laine de bois : enchevêtrement de longs et fins copeaux de bois, utilisé autrefois comme absorbant ; syn. frisure de bois.
  • laine de laitier : calorifuge minéral d'aspect laineux, obtenu en projetant de la vapeur d'eau sur un jet de laitier en fusion.
  • laine minérale : terme générique désignant un amas de fibres en matière minérale amorphe, laineuse, et qui sont obtenues à partir de laitier, de roche ou de verre. Les produits isolants à base de fibres minérales font l'objet de normes."
  • laine de roche : matériau isolant dont les fibres sont obtenues par filage de mélanges de minéraux en fusion (schistes, silico-calcaires) ; son coefficient ? est voisin de 0,03 à 0,04 W/m.°C.
  • laine de verre : matériau isolant constitué d'un enchevêtrement de fibres de verre filé très fines (15 à 20 g) ; son coefficient ? est voisin de 0,040 W/m.°C. Le plus souvent, ce matériau est présenté soit en panneaux, nu ou contrecollé à un papier kraft enduit formant pare-vapeur, soit en rouleaux, sous forme de matelas, entre deux feuilles de papier kraft dont l'une forme pare-vapeur.

Lambourde

(n.f.) Pièce de bois placée horizontalement le long d'un mur ou d'une poutre, et destinée à recevoir les solives d'un plancher. 2. Lambourde à parquet, pièce de bois de 27 à 34 mm d'épaisseur et de 80 de largeur environ, scellée' sur une dalle en béton ou clouée sur des solives, et destinée à recevoir des lames de parquet' ou des panneaux divers.

Lambrequin

(n.m.) Motif décoratif constitué par des découpes pratiquées dans les planches de rive et les bandeaux, pour en agrémenter l'aspect : " les lambrequins furent à la mode dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle et au début du vingtième ".

Lambris

(n.m.) Tout panneau fait d'un assemblage de planches embrevées pour composer des portes, cloisons, revêtements de murs, etc.

  • lambris arasé : lambris dont les panneaux affleurent leur bâti d'encadrement de tous côtés.
  • lambris à table saillante : lambris de porte ou de revêtement dont chaque panneau comporte une table en saillie, éventuellement ouvragée de motifs en bas-reliefs ; le lambris est dit à petits cadres si les moulures sont poussées sur le bâti lui-même, à grands cadres si des moulures sont interposées entre les panneaux et le bâti
  • lambris à glace : il est fait de panneaux sans plate-bande embrevés dans un bâti sans moulures ni chanfreins, formant une bordure plane, en saillie.
  • lambris d'appui : lambris arrêté par une cimaise à une hauteur de 8O à 130 cm, la partie supérieure du mur étant peinte ou tapissée.
  • lambris de hauteur : lambris habillant un mur sur toute sa hauteur.
  • lambris à montants : il est composé de panneaux embrevés dans des cadres moulurés dans une alternance de pilastres, formant un revêtement mural décoratif fréquent autrefois dans les pièces de réception et les bibliothèques.
  • lambris simple ou non assemblé : composé seulement de frises de 0,11 m de largeur, jointes à rainure et à languette et fixées par des pointes en biais sur un bâti mural.

Lambrissage

(n.m.) Ouvrage en lambris et son exécution. Ensemble des lambris d'un local ou d'un bâtiment.

Lame d'air

(n.f.) "1 / ISOL.: espace libre de quelques cm entre deux parois parallèles. Les lames d'air peuvent avoir l'une ou l'autre de ces deux fonctions, ou les deux : a / pour l'isolation thermique, les lames d'air immobile, ou lames d'air fermées- constituent un des meilleurs isolants à condition que leur épaisseur soit suffisante pour réduire les échanges thermiques par conduction: au-dessous de 2 cm, l'efficacité diminue rapidement. Dans le cas des lames d'air ventilées par des ouvertures basses et hautes vers l'extérieur (sous un matériau de couverture ou derrière un bardage), le mouvement de l'air doit être lent pour ne pas éliminer rapidement les flux calorifiques. b / pour l'assainissement des murs, les lames d'air constituent une coupure de capillarité et un écran qui empêche les eaux d'infiltration de traverser la paroi ; si la lame d'air est ventilée lentement par des ouvertures extérieures hautes et basses, elle contribue à l'assèchement des parois : elle se charge d'humidité pour l'évacuer à l'extérieur. 2 /VITR.: les lames d'air constituent l'écran thermique des vitrages isolants et survitrages.

Lamellation

(n.f.) Technique de fabrication de pièces de bois, poutres ou pièces de charpente en lamellé-collé, par contre-collage de lames multiples de bois raboté.

Lamellé-collé

(n.m.) Technique d'assemblage des bois par superposition de lamelles à fils parallèles, préalablement encollées, et après polymérisation de la colle sous pression. La fabrication du lamellé-collé comprend : le séchage des lamelles; leur aboutage; le collage des joints et la coupe de longueur des lamelles; le rabotage, au cours du quel l'épaisseur des lamelles est calibrée; l'encollage; la mise sous presses; le cadrage en épaisseur, après stabilisation des éléments collée; le taillage; la finition; le stockage. Cette technique permet d'obtenir des éléments de structure de formes et de dimensions hors nature, très intéressants pour la réalisation de nombreux ouvrages.

Lamibois

(n.m.) Le lamibois (terme français), ou LVL (abréviation de l'anglais " laminated veneer lumber "), est constitué de lamelles ou de placages déroulés jointés bout à bout et collés fil sur fil, contrairement au contreplaqué où les fils sont croisés. Le principe de fabrication est le même que pour le lamellé-collé, les planches de bois aboutées étant remplacées par des placages. Ce matériau se présente essentiellement sous forme de poutres. Il est très répandu en Amérique du Nord. En Europe, il est fabriqué dans une seule usine, en Finlande. Il est utilisé pour des applications structurelles et en menuiserie.

Languette

(n.f.) Partie Malle en forme de petit tenon continu, usinée sur une pièce de bois et destinée à s'assembler dans une rainure : " la languette peut comporter deux épaulements ou un seul; dans ce dernier cas, il s'agit d'une languette bâtarde ".

Lanterneau

(n.m.) Surélévation longitudinale au sommet d'un comble, pour l'aérer et l'éclairer " les parties verticales du lanterneau peuvent être garnies fortes persiennes ou de châssis fixes ou mobiles, tandis que son toit est à une ou deux pentes ".

Larder

(v.tr.) Enfoncer de biais une pointe dans une pièce de bois, pour lui permettre de pénétrer plus profondément dans une autre pièce.

Larmier

(n.m.) Partie antérieure d'une pièce d'appui, se terminant en sous-face par une petite moulure appelée goutte d'eau.

Lasure

(n.f.) Produit d'imprégnation et de revêtement qui confère aux ouvrages en bois exposés aux intempéries à la fois la protection (hydrofuge, insecticide et fongicide) et la décoration (teinte naturelle ou coloration).

Lattage

(n.m.) Mise en place d'un ensemble de lattes, et ouvrage qui en résulte.

Latte

(n.f.) "1 /MENUIS.: autrefois, débit courant de Chêne ou de Châtaignier, en tasseaux longs et peu épais (env. 20 x 30 mm); désigne aujourd'hui, plus généralement, tout débit de bois en planchettes de 5 x 26 à 12 x 55 mm de section. 2 /COUVERT.: la latte carrée, tasseau de section carrée, désigne le liteau. Latte-volige, ou volige : latte plate sur laquelle sont clouées ou accrochées les ardoises. La latte de redressement désigne parfois la chanlatte.

Lattis

(n.m.) "1 / Ensemble de lattes parallèles, espacées régulièrement ou jointives, clouées sur une surface ou sur un ouvrage tel que solivage, chevronnage de toit... 2 / Ligne de lattis, voir ligne. 3 / Venir au lattis, être placé dans le même plan que le dessus des chevrons (en parlant du dessus d'un arbalétrier ou d'une panne, par exemple). 4 / Travailler au lattis, dans une épure de charpente, se servir d'une ligne ou d'un plan prolongé jusqu'au lattis, pour obtenir un emprunt ou une directrice 5 / Le lattis mécanique est un treillis manufacturé utilisé comme armature des enduits de plâtre traditionnels appliqués en plafond, ou en surface murale sur pans de bois. Il est constitué de rangs de fines lattes assemblées parallèlement avec du fil de fer galvanisé, torsadé entre chaque latte. Il est fourni en rouleaux à dérouler et à fixer sous les solives des planchers. Une variante, le lattis de roseaux, ou canisse, ou cannetis, est constituée de roseaux fendus assemblés de la même façon.

Levage

(n.m.) 1. Action de lever. 2. Dans un sens plus large, ensemble des opérations ayant pour but la mise en place de la charpente sur le chantier, et comprenant l'implantation, la vérification des alignements, des hauteurs et des niveaux, la distribution des bois, le levage proprement dit, le réglage de la charpente et la finition.

Levageur

(n.m.) Ouvrier spécialisé dans le levage des charpentes.

Lien

(n.m.) 1. Pièce oblique placée dans l'angle de deux autres pièces, pour les stabiliser par triangulation. 2. Lien de faîtage, pièce oblique, placée généralement à 45° dans l'angle du poinçon et du faîtage, pour maintenir la ferme dans sa position verticale et assurer le contreventement longitudinal de la charpente. 3. Lien de sablière, pièce oblique jouant le même rôle que le lien de faîtage, dans les constructions sur poteaux. 4. Lien de panne, pièce destinée à soulager une panne dont la portée est trop longue ou qui comporte un porte-à-faux. 5. Lien de pente, lien à dévers dont l'établissage exige qu'il vienne deux fois sur ligne car il s'assemble obliquement dans deux pièces différentes. 6. Lien à tenaille, lien croche, généralement double, entrant dans la composition des guitardes, et adoptant la forme d'une tenaille. 7. lien Mansart, lien qui, dans un comble à la Mansart, s'assemble contre le pied de l'arêtier du brisis et va soulager la panne de bris.

Lierne

(n.f.) Pièce de bois employée dans les charpentes à la Philibert Delorme, pour réunir les fermes entre elles. 2. Pièce de bois destinée à réunir toutes les solives d'un plancher, et remplacée de nos jours par des entretoises. 3. Nom parfois donné aux sous-faîtages, du fait que, dans la charpente à chevrons formant fermes, ils relient les entraits retroussés, lesquels sont assimilés aux solives d'un plancher. 4. Arêtier ou noue sur lierne, voir arêtier ou noue.

Ligne

(n.f.) 1. Ligne d'axe, ligne perpendiculaire à la ligne de trave, et située à l'axe du poinçon (ou, s'il n'en existe pas, abaissée du point de rencontre des deux versants). 2. Ligne d'épure, toute ligne tracée sur une épure', et, dans un système triangulé, ligne d'axe des pièces concourant aux noeuds d'assemblage. 3. Ligne de foulée, dans les escaliers balancés, ligne sur laquelle on porte les girons des marches, car à cet endroit passe normalement l'usager. En général, elle se situe à l'axe des escaliers ayant moins d'un mètre d'emmarchement (ou à 0,50 m de la main* courante, dans les escaliers ayant plus d'un mètre d'emmarchement). 4. Ligne de joint, ligne formée par l'arasement d'un assemblage ou le contact d'une coupe avec une autre pièce. 5. Ligne de lattis, ligne qui, sur une épure, correspond au-dessus des chevrons. 6. Ligne de rampe, lors de l'établissage, ligne reproduisant le dévers d'une pièce sur une autre, pour permettre d'en effectuer les coupes ou d'en déterminer l'occupation. 7. Ligne de trave, ligne de base d'une épure de charpente, située à la rencontre au lattis du comble et du pied des chevrons. 8. Ligne de trégauchement, ligne qui joint les angles opposés d'un Plan trapézoïdal, et dont on obtient la longueur par une élévation. Cette ligne permet de contrôler le tracé de la herse de ce plan. 9. Ligne aplomb, ligne d'une épure représentant une ligne verticale dans l'espace. Elle est surtout utilisée pour le tracé des bois croches et des courbes d'escalier : " par rapport à la ligne d'axe, la ligne aplomb présente la particularité d'être tracée à partir d'un point quelconque de la vue en plan ". 10. Ligne de niveau, ligne d'une épure représentant une ligne horizontale dans l'espace : " par rapport à la ligne de trave, la ligne de niveau présente la particularité d'être tracée à des hauteurs quelconques, parfois en relation avec les lignes d'aplomb ou avec la hauteur des marches ". 11. Ligne de débillardement, ligne tracée sur les plats d'une courbe ou d'un noyau d'escalier, et permettant de déterminer la forme du débillardement à effectuer sur les chants de ces éléments. 12. Ligne d'assemblage, ligne tracée sensiblement à l'axe des faces des pièces de charpente, pour permettre de déterminer la position latérale des assemblages. 13. Mettre sur ligne, placer les bois sur une épure avant de procéder au piquetage des assemblages, ou lors de la mise dedans (pour contrôler l'exactitude du taillage ). 14. Mise sur ligne, opération qui consiste à mettre les bois sur ligne.

Limon

(n.m.) 1. Partie rampante et porteuse d'un escalier, recevant les marches, les contremarches et les balustres. 2. Limon central, limon présentant la particularité d'être placé le plus souvent à l'axe d'un escalier dont les marches sont en porte à faux. 3. Limon plate-bande limon horizontal, placé sur le pourtour d'une trémie d'escalier et en face de l'épaisseur du solivage, du plafond et du plancher, pour former la continuité du limon rampant et permettre l'assemblage de pied des bandes.

Linçoire

(n.m.) "Pièce de charpente d'un plancher de bois, portée par deux solives ; parallèle à un mur, le linçoir reçoit les abouts de solives interrompues au droit d'un conduit de fumée ou d'une maçonnerie insuffisamment porteuse, par exemple au-dessus d'une ouverture. Il se différencie du chevêtre par le fait que ce dernier est nettement plus éloigné du mur. Par déformation, le mot linçoir est de plus en plus utilisé pour désigner une poutre muraillère, fixée le long d'un mur. En toiture, le linçoir désigne la pièce porteuse de chevrons interrompus au droit d'une souche de cheminée, d'une lucarne ou d'un châssis de baie rampante. Syn.: guigneau.

Linteau

(n.m.) Pièce horizontale, généralement en Chêne, placée au-dessus d'une ouverture pour en former la partie supérieure et supporter la charge qui lui est superposée.

Lisse

(n.f.) 1. Pièce de bois disposée parallèlement entre un limon et une main courante, pour réduire le vide entre ces deux éléments. 2. Pièce horizontale placée entre des poteaux, pour recevoir le bardage. 3. Pièce intermédiaire entre la main courante et la sous-lisse d'un garde-corps d'échafaudage. 4. Pièces horizontale dans un mur à ossature légère en bois.

Liteau

(n.m.) Latte étroite, tasseau de bois de section carrée (environ 25 x 25 mm) ou rectangulaire (de 18 x 35 à 30 x 40 min). 1 /COUVERT.: les liteaux servent surtout à accrocher les tuiles et les ardoises ; ils sont cloués en lattis horizontal, en liaisonnement sur les chevrons, avec un espacement égal au pureau des tuiles ou des ardoises. Les liteaux doivent être traités pour leur conservation, comme tous les bois de charpente. 2 /MENUIS.: tasseau fixé contre un mur pour servir de support.

Liteaunage, litonnage ou littelage

(n.m.) Mise en place des liteaux, ensemble des liteaux d'un toit. Syn.: lattage.

Long-pan

(n.m.) Versant le plus long d'un comble, délimité à sa base par l'extrémité des chevrons, et, au sommet, par le faîtage : " un comble sur pignons est composé de deux long-pans; un comble deux-étaux comprend deux croupes et deux long-pans ".

Longrine

(n.f.) Longue pièce de bois qui soutient, relie ou renforce plusieurs autres pièces: "dans un pont en charpente a longrine peut avoir la même fonction que le longeron, et être placée parallèlement et très au-dessous de lui; dans un échafaudage, la longrine relie les pointiers et supporte les boulins". Syn. tendière. Poutre d'infrastructure reliant des plots de fondation.

Lucarne

(n.f.) Ouverture pratiquée dans un comble pour en éclairer et en aérer l'intérieur. En général, une lucarne se compose d'une façade dans laquelle prend place la fenêtre, de jouées qui sont les parties triangulaires adossant la lucarne au comble, et du comble de la lucarne proprement dit. Les lucarnes sont de forme et de dimensions très variables, et il n'est pas exagéré de dire qu'il en existe plus de cent modèles, toutefois, il est possible de les regrouper en treize grandes familles, qui sont : la lucarne bombée, dont le chapeau est en portion de cercle (a); la lucarne à capucine, dont le comble se termine par une croupe parfois en encorbellement (b): la lucarne en chapeau de gendarmes dont le comble et le chapeau ont une double courbure très allongée, semblable à celle du bicorne (c); la lucarne à chevalet, dont le comble se termine du côté de la façade par une véritable petite ferme en charpente (d); la lucarne à la demoiselle, ou chien assis, dont le rampant est en sens opposé à celui du comble; la lucarne flamande ou à fronton, dont le comble se termine par un fronton triangulaire très plat (e) : La lucarne à gable, ce dernier pouvant contenir, à l'époque que gothique, un arc trilobé (f) : la lucarne à guitarde ou à guitare, dont le comble en encorbellement est soulagé par une guitarde; la lucarne hollandaise, lucarne rampante dont les jouées sont biaises, la lucarne en oeil-de-boeuf, dont la façade est circulaire ou ovale (h); la lucarne en outeau, dont la façade est triangulaire, et qui n'a pas de jouées (i); la lucarne rampante, dont le rampant est dans le même sens que celui du comble, mais dont la pente est moins prononcée (j); lucarne rentrante, qui forme une dépression à la surface du comble, au lieu d'être en relief.

LVL

(abr.) V. Lamibois. Abréviation de l'anglais Laminated veneer Lumber, lamellé-collé de placage et employée fréquemment pour désigner le lamibois.