Madrier

(n. m.) Débit second des bois d'œuvre (surtout résineux, Pins et Sapin), sous forme d'avivés. Les sections usuelles sont 7,5 x 20,5 ou 22,5 cm, et 10,5 x 22,5 cm ; et, pour les bois d'importation, environ 8 x 25 cm (soit 3 x 9 pouces en mesure anglaise). Les madriers sont surtout utilisés en charpente (pannes, sablières, arbalétriers, entraits), pour les blindages, et comme pièces maîtresses des coffrages du béton armé.

Maille

(n. f.) Dessin naturel apparaissant à la surface de certaines essences de bois lors du sciage des rayons médullaires dans leur plan : " les mailles présentent des aspects différents; sur le Chêne, le Hêtre et le Charme, et sont plus estompées sur ce dernier ". 2. Division élémentaire d'une trame. 3. Chacun des triangles juxtaposés dont l'ensemble constitue une structure triangulée.

Maillure

(n. f.) Ensemble des cernes d'allure parallèle d'une pièce de bois dont la coupe est faite sur maille. Mouchetures luisantes que l'on observe à la surface de certains bois polis (Hêtre, Chêne), et qui correspondent à la coupe des rayons médullaires.

Main

(n. f.) 1. La main d'un escalier indique le sens de sa montée, par rapport à la main courante : " un escalier à main droite est un escalier dont la main courante est à droite en montant ". 2. Être à la main, être dans une bonne position par rapport au travail que l'on exécute. 3. Main courante, a. en escalier, pièce moulurée ou non, couronnant une rampe ou une balustrade et sur laquelle glisse la main. À 0,90 m de l'aplomb du nez des marches dans les parties rampantes, elle se situe à 1 m du sol dans les parties de niveau ; b. pièce la plus haute d'un garde-corps d'échafaudage. 4. Main-d'oeuvre, ensemble du personnel travaillant manuellement à la réalisation d'un ouvrage.

Maison à ossature en bois

(n. f.) (M.O.B.) Ce terme générique désigne toute construction dont la structure porteuse est exclusivement composée de pièces de bois. La technique de construction à ossature de bois est très ancienne (V. Pan de bois), mais elle connaît un nouvel essor en France, depuis 1975, avec l'appui des pouvoirs publics (importants débouchés pour la filière bois). Parmi ses avantages, citons la rapidité de construction, l'adaptation assez facile à des performances thermiques élevées, la possibilité d'allégement des fondations, de bonnes caractéristiques parasismiques, et un comportement au feu satisfaisant (contrairement à une opinion répandue dans le public). Les systèmes de clouage pneumatique et de connecteurs permettent une construction rapide à partir d'éléments pré-assemblés. Bien que la MOB soit surtout adaptée à une finition extérieure en bardages, l'application d'enduits extérieurs sur treillis métalliques (bardage d'enduit) reste possible et permet, moyennant des précautions liées aux risques de mouvements différentiels, la réalisation d'aspects de maçonnerie traditionnelle. Pour tous détails, voir le DTU 31.2 (Construction de maisons et bâtiments à ossature en bois, nov.1989). Les parois pré-assemblées font l'objet d'une certification par le C.T.B.A, sous le sigle CTB-OB.

Marque

(n. f.) Repère conventionnel tracé sur les bois de charpente, lors de leur établissage, et permettant de les positionner à leur place et dans leur orient, lors de la mise dedans sur épure et lors du levage.

Marché

(n. m.) "Document contractuel écrit, qui lie une personne physique ou morale (organisme, administration) à un professionnel (maître d'oeuvre, ingénieur ... ), à un entrepreneur ou à un groupe d'entrepreneurs chargés d'exécuter pour elle des travaux ou prestations déterminés dans des conditions de prix et de délai convenues à l'avance. NB -Pour les marchés privés, on consultera la norme NF P 03-001 (Marchés privés. Cahiers-types. Cahier des clauses administratives générales applicables aux travaux de bâtiment faisant l'objet de marchés privés)." Un marché public est un contrat écrit de prestation de travaux, de services ou de fournitures, passé entre une personne morale publique ou assimilée (administration de l'État, collectivité locale, office HLM, hôpital, etc.) et une personne morale privée ; les marchés publics sont, par principe, passés après mise en concurrence, et conclus avant tout commencement d'exécution. L'ensemble des règles et procédures applicables aux marchés publics est regroupé dans le Code des Marchés Publics (C.M.P.). La soumission (cas des marchés par adjudication) ou l'offre (cas des marchés sur appel d'offres), sont établies sous forme d'un acte d'engagement signé par les candidats au marché, et par l'autorité compétente de la collectivité ou de l'établissement contractant. Le choix du mode de passation des marchés par les collectivités locales et leurs établissements publics, et la publicité obligatoire, dépendent de seuils de montants actualisés par décrets publiés aux J.O. Ces seuils diffèrent selon la nature du marché, travaux et fournitures, ou maîtrise d'oeuvre. On distingue : - les travaux sur mémoire et achats sur facture, sans procédure spéciale, le marché négocié (de gré à gré), la procédure d'adjudication, soit ouverte, soit restreinte (auprès d'entreprises préalablement agréées), - la procédure d'appel d'offres (qui tient compte des rapports qualité/ prix, et non du prix seul).

Martyr

(n. m.) Cale, en général en bois, que l'on interpose entre le point d'application d'une percussion ou d'un serrage et la pièce concernée par cette action : le martyr a pour fonction de protéger la pièce frappée ou serrée contre les chocs d'un marteau ou contre les marques d'empreinte des mors d'un outil de serrage (pince, serre-joint, étau, etc.). On utilise des martyrs pour déplacer par percussion des pièces de charpente, pour serrer les lames de parquet ou les carreaux de plâtre, etc.

Massif

(n. m.) 1 /. Ouvrage d'infrastructure en béton ou en maçonnerie de pierres ou de moellons, qui a pour fonction de supporter les poussées ou les charges importantes d'une construction, d'un ouvrage d'art, d'une machine pesante, etc. Un massif d'ancrage est un ouvrage analogue dans lequel est scellé le point d'ancrage d'un élément de stabilité tel qu'un hauban, les forces s'exerçant alors en traction sur le massif. 2 /.Qualifie un bois non plaqué et non creux, ou un ouvrage dont les éléments sont en bois plein au lieu d'être composés de plusieurs pièces assemblées : " un linteau en bois massif; un escalier à marches massives ".

Médium

(n. m.) Panneau obtenu par compression à chaud de fibres de bois encollées. Sa texture homogène le rend facilement usinable dans la masse. V. Panneau.

Mélèze d'Europe

(Larix europea D.C.). Mélèze. Angl. : Larch, European Larch. All. : Lärche, Europeaïshe lärche.. Ital. : Larice. Provenances : Montagne d'europe centrale.

Membrure

(n. f.) Chacune des deux pièces de bois que l'on place de part et d'autre d'un réseau de barres pour les relier, ou d'une âme pour la raidir: " les membrures hautes et basses d'une poutre réalisée en charpente triangulée ou à âme pleine ".

Menuiserie

(n. f.) "Art du travail du bois et de ses assemblages. Profession de la transformation du bois en ouvrages d'équipement, de fermetures et de revêtements qui, par opposition. à ceux de la charpenterie, n'ont pas de fonction structurelle et porteuse dans une construction. Au pluriel, les menuiseries désignent les ouvrages répondant à cette définition : menuiseries extérieures (croisées, portes, fermetures) et menuiseries intérieures (portes, huisseries, parquets, lambris, plinthes, mobilier, placards ...). Les escaliers en bois sont l'oeuvre soit des menuisiers, soit des charpentiers. o Menuiserie aluminium : profession et ouvrages de menuiserie dans lesquels l'aluminium profilé remplace le bois, pour l'exécution de vérandas, auvents, balcons, garde-corps, huisseries, cadres de baies vitrées, etc." o Menuiserie métallique : art et profession de la transformation des demi-produits métalliques (cornières, poutrelles, tôles et profilés divers) en ouvrages autres que ceux de la serrurerie : châssis de vitrages, escaliers métalliques, passerelles, structures diverses (autres que celles de la charpente métallique). o Menuiserie, plastique : profession et ouvrages de menuiserie (huisseries, fermetures, équipements ...) dans lesquels les matières plastiques (PVC et diverses polymères en panneaux et en profilés) constituent la matière première. o Menuiserie industrielle : entreprise spécialisée de préfabrication en série d'ouvrages de menuiserie : escaliers, blocs-portes, blocs-baies, persiennes, portes de placards, blocs-cuisines, etc.

Menuisier

(n. m.) Entrepreneur, artisan ou compagnon spécialiste de la transformation du bois, des métaux ou des matières plastiques en ouvrages de menuiserie. On distingue les menuisiers en agencement (bureaux, magasins), les menuisiers parqueteurs, les menuisiers métalliers, les menuisiers escaliéteurs.

Meneau

(n. m.) Montant et traverse en bois qui divisent une baie en plusieurs compartiments.

Méplat

(n. m.) Défaut parfois présenté par un élément courbe, et consistant en une partie rectiligne.

Méplat, E

(adj.) Qui est plus large qu'épais : " la majeure partie des bois de charpente sont méplats ".

Meranti Dark Red

(espèces de Shorea, particulièrement Shorea, pauciflora King.). Red séraya Angl. : Dunkelrotes-meranti. All. : Dark red meranti (Seraya). Ital. : Meranti rosso scuro Provenances : Sud-est de l'Asie

Meranti Light Red

(espèce de shorea, p. ex shorea leprosula Miq et shorea negrosensis Foxw.). Red séraya Angl. : Hellrotes-meranti. All. : light red meranti (Seraya). Ital. : Meranti rosso chiaro Provenances : Sud-est de l'Asie

Merbau

(Intsia bakerie Prain. Intsia bijuga O.Ktze. Intsia palembicana Miq. Intsia retusa O. Ktze.) Angl. : Merbau, mirabow All. : Merbau, molukkisches Eisenholz Ital. : inzia, merbau Provenances : Sud-est de l'Asie

Merisier

(Prunus avium L. Cesarus avium Moench.). Angl. : Wild cherry, Euopean cherry. All. : Kirschbaum, wildkirsche. Ital. : Ciliego selvatico. Provenances : Europe.

Mérule

(n.m. ou n.f.) "Champignon mou, redoutable parasite du bois. Il provoque, à terme, son pourrissement. Il se développe sur des bois exposés à l'humidité et à l'obscurité, sous forme de plaques blanches adhérentes cernées de matière ressemblant à de l'ouate. Traitement préventif : application d'un anticryptogamique à base d'huiles phénoliques. Traitement curatif : supprimer les causes d'humidité, et brûler les parties atteintes pour éviter la contamination.

Métré

(n.m.) 1. Relevé de mesures que l'on effectue pour connaître l'importance d'un travail et pour en établir le mémoire en se référant à la série des prix. 2. Avant-métré, métré établi d'après les plans et les descriptifs d'un ouvrage, avant sa réalisation.

Mezzanine

(n.f.) Séparation horizontale partielle entre le sol et le plafond d'un étage de grande hauteur, pour former une plate-forme. On y accède par un escalier situé dans le local même : " la mezzanine est pourvue, en principe, d'un garde-corps placé en bordure du vide, qui garantit des chutes ".

Mi-bois

(n.m.) 1. Enture destinée à assurer deux pièces de bois perpendiculaires entre elles ou placée dans le prolongement une de l'autre. 2. Entaille à mi-bois, assemblage de deux Pièces entaillées par moitié et placées dans un même plan, comme dans une crois* de Saint-André.

MOB

Abréviation de Maison à Ossature en Bois. V. Maison.

Module

(n.m.) 1. En architecture, élément de base dont l'emploi répété conduit à la réalisation de l'ensemble d'une construction. 2. Coefficient caractérisant certaines propriétés mécaniques d'un matériau (bois, fer, béton etc.), telles que son élasticité (module d'élasticité), sa section vis-à-vis de la flexion, et du flambement (module d'inertie) ou sa torsion (module de torsion). 3. En escalier, mesure basée sur le pas humain, et égale à une longueur comprise entre 58 et 64 cm. Le module permet d'établir un rapport correct entre la hauteur et la largeur des marches, sur la ligne de foulée. Il est basé sur l'observation, faite au XVIIe siècle par François Blondel, d'après laquelle on admet que lorsqu'on monte d'une unité, on réduit la longueur du pas de deux unités ; d'où la formule 2 h + G = entre 58 et 64 cm.

Moise

(n.f.) Chacune des deux pièces de bois parallèles entre elles qui permettent l'assemblage d'autres pièces passant entre elles : " un entrait, un blochet, etc., peuvent être constitués par deux moises ".

Moisement ou moisage

(n.m.) . Entaille pratiquée en vue de l'assemblage de deux moises avec une pièce de bois. Le moisement est simple, quand l'entaille est pratiquée uniquement dans les moises ou dans les pièces qui passent entre elles; il est double quand l'entaille est pratiquée à la fois dans les moises et dans la pièce qui passe entre elles.

Moment

(n.m.) Le moment d'une force qui agit sur un ensemble pouvant pivoter autour d'un axe est le produit de cette force par le bras de levier. Il est exprimé en newton-mètres (N.m). Le moment d'un couple est le produit de l'intensité commune aux deux forces de ce couple par le bras de levier du couple, distance orthogonale qui sépare les lignes d'action des forces considérées. Le moment d'inertie d'un solide par rapport à un axe est l'intégrale de la différentielle r.dm, dans laquelle dm représente la masse d'une partie quelconque du solide et r sa distance à l'axe de rotation.

Montant

(n.m.) 1. En menuiserie; pièce verticale placée entre les battants de rive d'un bâti et s'assemblant dans les traverses. 2. En charpente bois; pièce de bois verticale d'un élément de structure. On dit aussi poteau.

Mordâne

(n.f.) Renfort ayant la forme d'un mors d'âne, et pratiqué au-dessus d'un tenon, pour le consolider lorsqu'il travaille à plat; il peut toutefois être employé sans tenon : " le mordâne a généralement 3 cm à sa base, et peut être à 45° ou aller tenter jusqu'à la face supérieure de la pièce ".

Mortaise

(n.f.) Entaille borgne ou pratiquée dans toute l'épaisseur d'une pièce de bois, et destinée à recevoir un tenon. 2. Mortaise droite, mortaise dont les extrémités sont d'équerre par rapport à la face de la pièce de bois 3. Mortaise à gorge, mortaise dont une des extrémités est dans le prolongement de la pièce qui porte le tenon, tandis que l'autre forme l'about. 4. Mortaise à double gorge, mortaise dont les deux extrémités sont en pente ; elle est destinée à recevoir deux pièces obliques qui s'opposent par leurs abouts.

Mouchette

(n.f.) Moulure poussée sur les lambris, pour en agrémenter l'aspect et rendre les joints moins visibles.

Moulure

(n.f.) 1. Profil creux ou saillant exécuté sur un élément de charpente pour l'agrémenter ou en réduire l'aspect massif. Les principaux profils sont : la baguette ou le listel (a); le filet (b); le bandeau (c); la bande (d); le quart-de-rond avec carré (e); le cavet (f); le talon droit, le talon renversé (h); la doucine (i); la cimaise (j); le congé (k); le quart-de-rond simple (l); le tore en demi-coeur droit (m); le tore en demi coeur renversé (n); le tore circulaire (a). 2. Arrêt de moulure, voir arrêt.

Muraillère

(n.f.) Pièce de bois appliquée le long d'un mur, pourvue d'un tasseau et destinée à supporter un faux plancher. Syn. linçoir.