Pavillon d'Accueil du Jardin Botanique du Montet, Villers-les-Nancy, Meurthe-et-Moselle


Profil environnemental






Présentation
Préparation
Intégration du bâtiment dans son environnement
Le bâtiment
Le chantier
La vie du bâtiment


Intervenants

Maître d’Ouvrage : Communauté Urbaine du Grand Nancy

AMO/Maître d'Ouvrage délégué: SOLOREM

Maître d’œuvre : Christophe PRESLE, architecte et Nicolas KOSINSKI, assistant

BET : SAUNIER et Associés (anciennement Gaudriot)

Bureau de Contrôle: VERITAS

Planning

Etudes: 2003-2004
Début de chantier: Février 2005
Réception: Septembre 2005

Caractéristiques de la construction

Type de construction :

Equipement

Nombre de bâtiments :

1 bâtiment

Nombre de niveaux :

1 niveau

Surface de la parcelle:

109 587 m2

SHON totale :

298 m2

SHOB totale :

298 m2

Coût des travaux :

456 268 € TTC
soit 1531 € TTC/m2 SHON

  Présentation

Plan du jardin botanique



Façade Sud sur bassin



Le pavillon est le point de départ du parcours muséographique du jardin botanique.

Constituant l’entrée du site, il regroupe l’accueil (billetterie), un espace de projection et une boutique.

Le projet se positionne dans le cadre d’une réflexion autour des enjeux environnementaux :

 

Le volume vitré formant signal au-dessus du sas d’entrée constitue une « tour solaire » valorisant les apports du soleil.

 

La forme compacte du bâtiment permet de minimiser les déperditions thermiques.

 

La structure porteuse, ainsi que les façades privilégient l’utilisation du bois et proposent un mode constructif tramé ayant permis la préfabrication et la rationalisation des éléments de façade.

 

L’isolation est renforcée et la toiture végétalisée apporte un complément d’inertie thermique.

En ce qui concerne le chantier on notera:

 

le choix d'un chantier sec (ossature bois)



  Préparation

Façade Nord entrée



La prise en compte des questions environnementales est une démarche libre d’un Maître d’Ouvrage soucieux d’une image de qualité et d'un architecte sensibilisé par une formation longue durée « Développement Durable et Qualité Environnementale ».

Les utilisateurs futurs, surtout en la personne du conservateur du Jardin Botanique, étaient très impliqués dans le projet.


  Intégration du bâtiment dans son environnement

Façade Nord


Façade Est


Plan Masse


Géographie du site

Le jardin botanique du Montet s'installe à flanc de colline. Un cour d'eau descend pour former un bassin à l'entrée du site. Cette pièce d'eau constitue le point d'intersection des différents circuits de visite du jardin; c'est un lieu paisible et arboré. Cet espace central, au point bas du site, est perçu en "plongée" depuis des multiples endroits du jardin.

L'implantation du bâtiment permet une bonne perception et une mise en relation avec le jardin. Elle tient compte des masques végétaux et de l'étang sur le site pour tempérer les apports thermiques en été.

L’étude de sol, qui a été réalisée assez tardivement (après l’APS), a révélé un sol de mauvaise portance. Le concepteur a donc cherché à limiter l’impact du bâtiment sur le sol pour minimiser l’importance des fondations spéciales par micro-pieux, qui représentent un surcoût significatif.

Infrastructure

Au moment du choix de la maîtrise d’œuvre, l’implantation du pavillon était prévue à côté du bâtiment administratif existant, pour être en liaison directe avec ce dernier et les serres.

Mais l’équipe retenue a proposé une implantation plus loin près d’une pièce d’eau entourée de végétation et dans l’axe de l’arrivée au jardin pour une meilleure compréhension du site. En effet, depuis le pavillon, qui constitue un point central, la vue s’étend sur la roseraie, les serres et l’arboretum.

Ressources

Une chaudière à gaz existante pour les serres du jardin, très largement dimensionnée, alimente le nouveau bâtiment.


  Le bâtiment

Façade Nord


Principe architectural


Parti architectural

Orientation, Volumes, Distributions, Accessibilité, Convertibilité

Un espace pour l’accueil des groupes (espace projection) se situe latéralement au volume du hall et permet l’organisation de conférences importantes en utilisant la totalité du volume du hall.

Un espace commercial se développe près de l'entrée en continuité avec le hall d’accueil.

Le visiteur sort du pavillon face à un bassin, dans un espace ombragé. Ces éléments naturels participent, en période chaude à la création d’un micro-climat tempéré en façade Sud.


Plan RDC


Façade Sud


forage des pieux - fondations spéciales


ossature bois et métallique


structure bois lamellé collé et bacs acier



Système constructif

Structure

Le bâtiment est composé d’une ossature bois pour les façades de section 120x45 mm et d’une ossature métallique pour la tour solaire. Les montants de l'ossature bois sont espacés de 60 cm, créant des modules de façades de 2,40m, largeur des panneaux de structure.

La préfabrication de ces éléments a permis une rapidité d’exécution.

Les murs extérieurs sont isolés par une laine minérale de 120 mm. Les façades sont doublées d'une paroi intérieure sur ossature, afin d'éviter de percer le pare-vapeur pour le passage des fluides.

Le dallage en béton est porté par des longrines. Les fondations spéciales par pieux cherchent le bon sol à 20 mètres de profondeur.

La toiture composée d'une structure en bois présentant une pente de 3%, de bacs acier et d'une isolation de 120 mm de laine de bois, reçoit une étanchéité et une végétalisation extensive.

Les poutres en bois lamellé-collé de la structure du toit sont apparentes dans une partie du hall.

La compacité du volume principal permet de réduire les surfaces de déperditions.

Le volume du sas sous forme de tour en verre est un espace extérieur non chauffé désolidarisé du bâtiment principal et ne crée de ce fait pas de pont thermique supplémentaire.


Coupe longitudinale

Coupe transversale

métal-verre


bardage ajouré douglas pour sortie de la Centrale de Traitement de l'Air


ensemble menuiserie-panneau CTBX lasuré


Choix des matériaux

Le bardage vertical des façades est en douglas non raboté et non traité.

Des panneaux de CTBX lasurés ont été employés ponctuellement au niveau des menuiseries extérieures.

Ce jeu de contraste en façade intègre le vieillissement du bardage naturel comme un élément esthétique de l’architecture : seules les parties lasurées sont à entretenir.

Ces éléments sont directement accessibles depuis le terrain naturel du jardin.

Le volume d’entrée en métal et verre rappelle l’architecture des serres de jardin.

Les menuiseries extérieures sont en bois exotique, pour des raisons esthétiques.

Les cloisons de distribution sont composées d'une ossature métallique avec des plaques de plâtre.

Le revêtement de sol est du linoléum pour les salles et un carrélage en grés cérame pour les sanitaires.

Gestion de l’eau

L’étanchéité végétalisée permet le rejet temporisé des eaux de pluie dans le réseau urbain.

Le bâtiment est peu consommateur en eau. Aucune démarche spécifique pour la gestion de la consommation n'a été entreprise.





Volume tampon - serre





Toiture végétalisée


Gestion de l’énergie

Afin d'éviter la création d’une nouvelle chaufferie, la centrale de traitement d'air conçue pour chauffer le nouveau bâtiment, se raccorde sur la chaufferie des serres du jardin largement dimensionnée pour une évolution du site. Elle est placée au-dessus du faux-plafond derrière le volume de la tour-serre.

Le chauffage du bâtiment est assuré par la ventilation : en période hivernale et intersaison, la prise d’air neuf de la centrale de traitement d’air se fait dans le volume tampon qui est la serre, préchauffée par le soleil.

Le besoin en énergie pour réchauffer cet air est alors largement réduit.

Un échangeur à plaques permet de récupérer les calories de l’air extrait, limitant ainsi les pertes d’énergie.

La centrale d'air permet une mise à niveau des débits en temps réel en fonction des besoins, grace à un capteur de CO2. Cette mesure permet une gestion sans intervention des utilisateurs et participe à la flexibilité d'usage de la salle d'accueil des groupes.

Une solution de puits canadien n’était pas adaptée en raison de la nature du sol gorgé d’eau.

La végétalisation de la toiture renforce l’inertie thermique du bâtiment.

Principe de chauffage

Prise d'air extérieure


Le fonctionnement et le confort

Gestion de l’air

La centrale d'air fonctionne comme une ventilation double flux: les calories de l'apport de la chaufferie sont récupérées en période hivernale.

En période estivale, le volume de la tour n’est plus utilisé pour la prise d’air neuf de la ventilation. Celle-ci se fait alors directement à l’extérieur par deux prises d'air situées à l’ombre façade Nord.

Une GTB (gestion technique du bâtiment) a été prévue à cet effet, mais non financée.

Principe de ventilation

Hall d'entrée


Confort acoustique

Des dalles acoustiques classiques en plâtre ont été mises en oeuvre au niveau du plafond, afin d'assurer le confort acoustique lors des conférences ou des projections.

Vue sur le bâtiment en chantier



Confort visuel

Depuis le pavillon, la vue s'étend sur tous les éléments essentiels du parc.

Les ouvertures ne disposent d'aucune occultation.

La toiture du bâtiment étant visible depuis de nombreux points du jardin, la végétalisation extensive plantée de sédum apporte une réelle qualité visuelle. Son entretien est très limité.

  Le chantier

Structure bois et bacs acier


Pare-pluie sur ossature bois



Préparation

Aucune démarche spécifique par rapport à la qualité environnementale n'a été entreprise.

On peut toutefois noter que du fait de la préfabrication des éléments de structure et de revêtements, une seule benne de déchets a été installée et ce à partir des interventions du second œuvre. Avant, chaque entreprise était responsable de ses propres déchets.

Maîtrise des impacts du chantier

Grâce à la préfabrication de la plupart des éléments de construction, la durée du chantier a été limitée à 6 mois.

L'utilisation du parc n'a pas été perturbée.

  La vie du bâtiment


Banque d'accueil - billetterie



Vue sur l'espace projection et boutique



Les usages

Le pavillon accueille des expositions ou des conférences. L'espace se doit être modulable en fonction du nombre de personnes.

L'éclairage artificiel est beaucoup utilisé, l'éclairage naturel étant défaillant en raison de la taille des ouvertures.

En même temps, la faible hauteur des menuiseries cadre très bien les vues extérieures sur l'étang par exemple et laisse le visiteur découvrir le site par étapes.

En ce qui concerne le confort acoustique, les utilisateurs se plaignent du bruit dans le hall d'accueil, provenant des appareils informatiques.

La ventilation a nécessité plusieurs réglages, la vitesse étant trop rapide, les occupants ressentaient du froid. La vitesse généraient également du bruit.