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Musée de plein air d'Eyjafjord - Islande
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Toiture en écorce de bouleau protégée par un matelas végétal - Norvège
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Terrasse végétalisée d'un immeuble collectif - Ivry-sur-Seine
Architecte: J. Renaudie
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Cité-jardin du Petit Betheny-Reims
Architectes:A.Reychman et L.Debrix
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École primaire de Notley Green - Royaume-Uni
Architecte: agence Allford Hall Monaghan Morris
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L'architecture vernaculaire a fait de nombreux usages de la végétation en toiture. Elle fut employée en Norvège pour protéger l'écorce de bouleau qui assurait l'étanchéité des toits.
En Islande, le recouvrement des toitures avec un volume de terre important permettait une climatisation des habitations et une osmose entre le paysage et l'architecture. L'importance de la surface au sol, après avoir été libérée par l'architecture moderne grâce aux pilotis, augmente une fois de plus avec le toit-jardin. Pour Le Corbusier, "le jardin passe sous la maison, le jardin est sur la maison, sur le toit" (Le Corbusier, Vers une architecture, Paris, 1923).
Lorsque des architectes contesteront dans les années 1960-70 les bases du mouvement moderne, comme Jean Renaudie avec l'immeuble à l'architecture "proliférante" d'Ivry-sur-Seine, le végétal y tiendra une place toute particulière, les arbres viendront occuper les interstices laissés par les saillies triangulaires des balcons et proliférer comme le bâtiment qui les supporte.
Les toitures végétalisées connaissent aujourd'hui un véritable renouveau en France et surtout en Allemagne où leur emploi est même financièrement encouragé dans certaines agglomérations.
Les exemples suivants montrent à quelles fins les architectes ont récemment destiné la toiture végétalisée de leurs édifices.
Dans la cité-jardin du Petit-Betheny à Reims, le maître d'ouvrage, le Foyer Rémois, a voulu créer une opération exemplaire en faisant appel à de nombreuses solutions "environnementales". Le "Jardin du Talus" comprend 12 maisons en bois accolées deux à deux avec un garage incorporé à l'arrière et couvert d'un toit en terre et en herbe. Cette toiture permet de renforcer le caractère végétal de l'opération, de tempérer cet espace et de réguler l'eau de pluie.
L'usine des eaux de la Sagep, par François Gruzon et Jacques Ferrier, montre l'exemple d'une "usine-paysage" construite sur un plan orthogonal, pour réunir les sept bâtiments techniques de part et d'autre d'une longue galerie centrale coupée par des allées transversales à ciel ouvert.
L'intégration paysagère de la couverture des bâtiments composée de bassins et de terrasses constitue une originalité du site. La démarche des architectes s'inscrit dans la tradition de végétalisation des ouvrages hydrauliques, canaux et aqueducs. Elle a conduit à la réalisation de 6000m2 de terrasses engazonnées sur dalle béton précontrainte.
Les pentes du toit de l'école primaire Notley Green au Royaume-Uni par l'agence Allford Hall Monaghan Morris sont également recouvertes d'une végétation ne nécessitant qu'un entretien minimum.
De l'analogie entre ce tapis végétal et les grandes surfaces de gazon environnantes, il résulte l'impression d'un bâtiment surgissant du sol. On retrouve dans ce projet l'idée des bâtisses islandaises fortement intégrées au paysage.
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