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Quartier Rieselfeld
Sources : Sébastien Ludwig
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Lhydrologie urbaine opère une distinction entre les "eaux météorites" (pluie avant quelle ne rentre en contact avec une quelconque surface) et les "eaux pluviales" (eaux de pluie récupérées après ruissellement).
Au cours de son parcours au sol, l'eau se charge en effet de divers résidus et polluants, qui vont transformer sa composition. Ainsi, 75 % à 85 % de la pollution contenue dans l'eau pluviale est liée au ruissellement alors que 15 % à 25 % sont déjà contenus dans la pluie météorite.10 On estime qu'entre le quart et la moitié de cette pollution est lié au trafic automobile et à l'activité industrielle. Elle affecte les écosystèmes ainsi que la production d'eau potable, qui s'effectue à partir des cours d'eau et des nappes souterraines rechargées par les eaux pluviales.
Cette pollution peut prendre différentes formes. Elle est tout d'abord présente à 90% sous forme solide, ce qui conditionne les modes de traitement éventuels. Ce type de pollution peut en effet être éliminé par aspiration, par filtration et par décantation.
Il s'agit premièrement de matières minérales solides qui ne sont pas polluantes en elles-mêmes mais qui peuvent colmater les réseaux de collecte. La quantité de ces particules issues de l'érosion des sols et des matériaux de construction (dégradation des façades...) dépend d'une part de la nature et de l'état des surfaces (chantiers...) et des caractéristiques de l'eau de pluie elle-même d'autre part. En effet, l'acidité de l'eau, sa granulométrie (taille des gouttes) et son intensité accroissent son agressivité. La pollution sous forme solide inclut également les déchets "volontaires" d'origine humaine (plastiques, papiers, restes de marchés) et les déchets végétaux (feuilles des plantations...).
La pollution peut également prendre une forme dissoute ou en suspension, rendant plus complexe sa purification. Le ruissellement de l'eau entraîne ainsi les "dépôts secs", dépôts issus des rejets dans l'atmosphère de l'industrie (métaux, solvants et autres polluants organiques), de l'incinération des ordures ménagères et de la circulation automobile.
En ruisselant sur des surfaces vulnérables à la corrosion (gouttières, crochets des toitures, glissières de sécurité...), l'eau se charge également en polluants métalliques, principalement en plomb et zinc. Ces derniers figurent dans la réglementation sur leau parmi les « substances indésirables » et les « paramètres toxiques ». Après ruissellement, les seuils réglementés sont ainsi fréquemment dépassés (20 mg/l au lieu de 3 mg/l pour le zinc ; 2 mg/l au lieu de 0,05 mg/l pour le plomb). De la même manière, les huiles, pesticides, résidus d'hydrocarbures, produits détergents et antigel s'accumulent dans les eaux de ruissellement.
A ces composés chimiques et métalliques s'ajoutent les matières organiques issues de la dégradations des déchets végétaux et les germes pathogènes contenues dans les déjections animales.
La pollution des eaux pluviales est classiquement traitée de deux manières différentes. Les systèmes d'assainissement unitaire, en général plus anciens, mélangent eaux de pluie et eaux usées, alors transférées conjointement vers une station d'épuration. Les systèmes séparatifs quant à eux séparent les eaux pluviales qui s'écoulent parfois directement dans le milieu naturel, sans aucun traitement. Ces deux cas de figure posent problème. En effet, dans un réseau unitaire, les eaux de pluie sont une source de difficulté pour les stations de traitement des eaux usées alors que dans un réseau séparatif, en labsence de traitement, elles constituent une source de pollution majeure des cours d'eau.
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