Chauffage : l’énergie du sol

Réalisations
Centre d’affaire BLENOVISTA à Blénod-lès-Pont-à-Mousson (54)
Doublet géothermique du Dogger à Fresnes (94)
Habitat collectif à Chateauroux (36)
  Centre d’affaire BLENOVISTA à Blénod–lès–Pont–à–Mousson (54)17

Réception: juillet 2003
Maître d’ouvrage: commune de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
Architecte: Jean François DENER (Strasbourg)
BET thermique: Jean JOB
Montant de l’opération: 2,333 M€ H.T.

Blénovista est un centre d’affaire de 1700 m2 qui s’étend sur deux niveaux.

Ce bâtiment est conçu pour accueillir les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) qui souhaitent disposer d’infrastructures à la pointe des technologies de l’information et de la communication, ainsi que de services adaptés à la création d’entreprises.

Il est composé de deux ailes reliées par une ruelle couverte à éclairage zénithal. L'espace de location de bureaux dispose d'une modularité de son aménagement intérieur permettant la mise en place de configurations particulières adaptées à certaines activités d'entreprises.

Au départ, le projet était tout à fait classique, mais, suite à un appel d’offres infructueux pour le lot « chauffage », la commune s’est orientée vers une solution géothermique. Après des études de terrain réalisées par TECFOR (25), cette solution s’averrait adaptée au projet, malgré un surcoût de 61000 € à 91000 €.. Cette innovation a alors permis d’inscrire l’opération dans une démarche HQE. Les économies d’énergie et le confort des futures entreprises ont été privilégiés dans les critères de construction de ce bâtiment.

Le système de pompes à chaleur géothermiques (2 PAC) à boucles profondes, réversible, assure à la fois le chauffage et la climatisation. En hiver, le système puise les calories du sol et les restitue au bâtiment. En été, le système puise des calories à l’intérieur du bâtiment et les rejette dans le sol par l’intermédiaire des capteurs enterrés, ainsi il assure le rafraîchissement de la construction.

  Doublet géothermique du Dogger à Fresnes (94)18

La centrale géothermique de Fresnes

La centrale géothermique de Fresnes (94) comporte un doublet de forages déviés distants, à une profondeur de 1 800 m, de près de 2 km qui offrent une température de 73°C en tête de puits.

Commencés en 1985 alors que le pétrole valait 35 dollars le baril, l'opération de géothermie de Fresnes (Val-de-Marne) a été mise en service en 1986, au moment où le baril ne coûtait plus que 12 dollars. Seul le Sud de la commune est alors desservi, avec 3 600 équivalent-logements. Le doublet de forages déviés offre une température en tête de puits de 73°C et la centrale comporte deux échangeurs à plaque de titane. En 1999, la ville de Fresnes et la Société Fresnoise de Chaleur (Sofrechal) raccordent de nouveaux ensembles immobiliers qui portent le réseau à 4 500 équivalent-logements. Une centrale de cogénération est également mise en service en 1998 avec une desserte du nord de la ville. Le nombre d'équivalent-logements desservis aujourd'hui atteint 5 350.

Dans le cadre d'un partenariat associant le Conseil régional Ile-de-France, l’ADEME et les collectivités territoriales, un plan local de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies locales et renouvelables pour la réduction de l’effet de serre a été signé en mars 2004. Il prévoit sur la période 2003-2006 des travaux de raccordement d’un ensemble de 1 474 équivalent-logements existants et 627 équivalent-logements nouveaux au réseau de chaleur géothermique. L’ensemble de ces opérations doit permettre à terme d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 2 541 tonnes de CO2 par an.


  Habitat collectif à Chateauroux (36)19

La centrale géothermique de Châteauroux

Depuis 1986, dans le quartier Saint-Jean à Châteauroux (Indre), 1 310 logements HLM sont alimentés par une centrale géothermique complétée par quatre pompes à chaleur.

Le forage s'enfonce dans les sables du Trias entre 482 et 670 mètres pour y puiser une eau douce à 34°C, qui peut s'écouler à la surface après avoir cédé ses calories. En 2003, des travaux ont été entrepris pour restaurer le débit initial du puits (passé de 70 à 30 m2 par heure), et donner ainsi une nouvelle impulsion à la plus importante réalisation géothermique de la région Centre.